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à deux minutes, et suivies d'une douche froide de IS'' à 14° et 10° C. pendant 10 secondes ; Galvanisation centrale d'après la méthode de Beard ; faradisation au pinceau métallique et massage électrique.
Amélioration notable après 6 semaines.
M. X., 35 ans, accuse une sensation de trop plein après les repas; a des renvois acides sans mauvaise odeur ; pression et douleur légère à l'épigastre ; aptpétit conservé; selles régulières; estomac non dilaté.
HGl. en quantité normale; digestion normale; pas d'acides organiques.
Diagnostic .'Légère atonie et névrose de l'estomac.
Les renvois sont d'origine réflexe, et composés d'air avalé, et non de gaz de fermentation. Ce malade avait été traité par des lavages de l'estomac, ce qui était parfaitement inutile, puisque son estomac ne présentait ni fermentation ni dilatation.
Le traitement, qui consista en frictions au drap mouillé, douches écossaises et faradisation de l'estomac, amena en quelques semaines une guérison complète.
Il est clair que dans tous les cas d'atonie et de névrose de l'estomac, la thérapeutique qui se basera sur l'état du suc gastrique, et celui de la force nervomotrice, aura bien plus de chances d'être efficace, que celle qui sera soumise aux hasards des hypothèses que peut inspirer le terme vague de dyspepsie. En tout cas, il nous semble indispensable aujourd'hui
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dMndiquer, dans le diagnostic, si )a dyspepsie, autrement dit les troubles digestifs, est due à Phyperchlorhydrie ou à Tinsuffisance du suc gastrique, et si elle s'accompagne ou non de dilatation ou d'atonie.
Nous ne devons plus, en un mot, nous contenter d'un diagnostic approximatif; mais, mettant à contribution dans toute leur rigueur les méthodes d'examen actuelles, nous avons à nous rendre compte, non seulement du degré de la sécrétion gastrique» mais encore de la capacité motrice de l'estomac. C'est aloi*s seulement que nous pourrons construire un plan thérapeutique vraiment rationnel, et qui atteindra, dans les limites du possible, un maximum d'efficacité; tandis que, si Ton se contente d'agir d'après les données subjectives du malade, on ne marchera qu'en tâtonnant, sans sécurité, sans conviction ; et l'on s'exposera à prescrire, ainsi que nous l'avons vu, la diète lactée à un malade dilaté, dont l'estomac no secrète plus ni suc gastrique, ni ferment de la caséine.
Les dyspepsies mixtes ou Jrustes, atoniques avec troubles de la sécrétion, sont certainement, detoutes les manifestations morbides de l'estomac, de beaucoup les plus fréquentes, et méritent à ce titre d'être décrites comme un type à part. Ces dyspepsies sont le plus souvent un symptôme de la neurasthénie, ou d'un simple épuisement de l'organisme; elles peuvent être la conséquence de tout surmenage mo-
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rai ou physique, ou de quelque maladie aiguë; ou même encore, elles constitueront un des signes prémonitoires de la tuberculose, de la néphrite, ou d'autres affections chroniques.
Les symptômes de cette dyspepsie mixte, atonique et nerveuse, vago-sympathique, se présentent toujours les mêmes arec tant de constance, que le médecin peut facilement, comme un devin, exposer au patient tout le tableau de sa maladie. Les malades sont tous des nerveux, que la névrose soit acquise ou héréditaire, ce qui est généralement le cas. Ce sont des impressionnables, des irritables, subissant inéluctablement les effets de l'hérédité névropathique ou arthritique ; les uns penchant plutôt vers Thystérie, les autres versant de préférence dans la neurasthénie ou rhypocondrie.
Les troubles gastriques s'aggravent, ou se manifestent surtout à la suite de fatigues, de surmenage, ou d'ennuis, de chagrins, de contrariétés; puis Taffection devient peu à peu chronique, et les malades ne cessent pas de souffrir de leur digestion.
L'appétit est relativement conservé, mais il tend plutôt à diminuer. Après chaque repas, les malades éprouvent une pesanteur à Testomac; ils sentent que la digestion se fait mal, lentement, est insuffisante. Ds se plaignent d'un malaise indéfinissable, mais très agaçant, qui porte très vite atteinte à leur moral ; ils ont en outre des bâillements, des envies
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de dormir, des bouiées de chaleur après les repas ; la face se congestionne; ils souffrent d'oppression, de palpitations. Leur ventre, ballonné, les oblige à desserrer leurs vêtements; ils sont tourmentés par des renvois, d'air généralement, sans odeur ni saveur, parfois néanmoins acides, et produisant le long de Toesophage une sensation de brûlure et de constriction à la gorge. La constipation alterne souvent avec la diarrhée.
Le ventre est mou, flasque, flatulent ; Tintestin paresseux; les ligaments rel&chés prédisposent à Tentéroptose ; c'est pourquoi le port d'une ceinture abdominale est-il toujours très utile aux neurasthéniques gastriques.
Les vomissements très rares dans l'atonie peuvent être très fréquents dans la névrose; aussi voit-on parfois des cas dont le diagnostic, fort subtil, hésite entre la névrose, l'ulcère, l'atrophie et même le cancer. Aujourd'hui, l'examen approfondi du malade rend ces méprises de plus en plus rares, quoique ceilains cas soient encore malaisés à élucider complètement
Pour se rendre compte de la capacité motrice de l'estomac et de la valeur qualitative et quantitative du suc gastrique, voici les méthodes auxquelles nous nous sommes arrêté ; leur application est simple, et elles suffisent amplement à tous les besoins du médecin praticien.
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La fTimiire observe quelle est la durée du s^our des aliments dans Festomac ; ce dont on peut se rendre compte par le lavage de Testomac sept heures après le repas d'épreuve de Leube (une assiette de soupe à Torge, un beefsteak, un petit pain, deux verres d'eau).
La deuxième retire le contenu de Festomac une heure après le déjeuner Ewald-Boas, soit : deux petits pains à Peau, et deux tasses de thé chaud; elle a pour but l'analyse du suc gastrique. Il est vrai qu'on a reproché à ce repas d'être insuffisant pour exciter la sécrétion de tous les composants du suc gastrique, sans donner du reste de son insuffisance une preuve positive. Or, nous pouvons affirmer, d'après notre expérience, que le contenu de l'estomac, ainsi obtenu, suffit largement à l'étude et au contrôle de tous les éléments qui constituent le suc gastrique. C'est un procédé simple, sûr et très pratique.
Il faut retirer le contenu de l'estomac au moment de la pleine digestion, quand le chyme va passer dans l'intestin.
Le contenu de l'estomac ne doit pas être dilué ; on introduira dans l'estomac une sonde molle, et le liquide gastrique seraretiré par simple « expression ;» ce qui s'opérera assez facilement si l'on recommande au malade de tousser, de pousser avec les muscles du ventre, de faire des efforts comme pour rejeter; on facilitera la sortie du liquide en imprimant à la
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sonde un moQTemeiit de va et vient; on aura soin de donner une longueur suffisante à la branche externe du siphon (1 mètre), celle qui pénètre dans l'estomac étant longue de 60 à 80 centimètres; Textrtoité externe du tube plongera dans un bocal destiné à recevoir le contenu de Testomac. Si dans un cas de dilatation le contenu stomacal ne sort pas fiacilement, c'est que l'ouverture de la sonde est bouchée, ou que celle-ci n'a pas pénétré dans Testomac. Nous avons vu en effet que l'estomac dilaté prend une position très déclive, et qu'il faut introduire la sonde jusqu'à 70 centimètres pour atteindre ce viscère.
Le liquide gastrique est filtré, puis examiné au point de vue de l'acide chlorhydrique, de la pepsine, du lab et des acides organiques, après qu'on a eu soin de reconnaître les éléments qui composent le résidu resté sur le filtre.
On remarque généralement sur le filtre une sorte de bouillie plus ou moins fine, formée de résidus alimentaires parfois assez difficiles à caractériser: ce sont par exemple des restes d'amylacées mal digérées dans les cas d'hyperacidité, ou au contraire des morceaux de viande à peu près intacts, à cause de l'insuffisance ou de l'absence du suc gastrique. Le microscope permet de reconnaître la présence de cellules de fermentation, de sarcine, de bactéries, etc.
Pour l'analyse du suc gastrique, nous avons h
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constater la présence de HCl., et à déterminer ensuite sa quantité.
Ici se posent tout d'abord les questions suivantes : le suc gastrique est-il sécrété en quantité suffisante? Est-il altéré dans sacomposition ? Ya-t-il diminution, absence on augmentation de HCl . ? En un mot avonsnous affaire à une dyspepsie par hyperacidité ou hypersécrétion, ou au contraire par diminution ou suppression de HCl. ?
L'estomac d'une personne en santé contient au moment de la digestion assez d'acide muriatique libre pour que le suc gastrique en renferme de 0,1 à 0,2 Vo-
Nous possédons des réactifs suffisamment sensibles pour déterminer la nature de l'acide ou des acides du liquide gastrique, et nous dosons facilement HCl. au moyen de l'appareil à titrer.
Le papier de tropéoline et la solution de phloroghicine-vanilHn suffisent amplement pour déterminer là présence de HCl. ; tous les autres réactifs, y compris le papier Congo, sont tout à fait superflus. On peut dores et déjà par une manœuvre simple, je dirai même presque superficielle, apprécier avec certitude si le suc gastrique renferme une quantité suffisante de HCl.
Le papier Congo est trop sensible ; il prend trop facilement cette couleur bleu-foncé caractâristique, qui parait déceler la présence d'une grande quantité d'acide chlorhydrique, quand il ne s'en trouve en réalité que très peu; or nous avons vu que 0,0355
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de HCl. produisaient mie ooloratiaii intense dn papier Congo. Un autre défout capital de ce réactif est d^6tre indifféremment coloré par Facide chlorhydrique ou par Facide lactique.
Riegel prétend, ce qui paratt extraordinaire, qu'il n'a jamais rencontré un suc gastrique bleuissant énergiquement le papier Congo, et ne digérant pas Talbumine. Cela est possible, mais ne prouve rien quant à la présence et à la quantité de HCl., Facide lactique, qui colore aussi très vivement le papier Congo, pouvant remplacer jusqu'à un certain point le rôle de HCl. dans le suc gastrique. L'on peut voir, en effet, assez souvent un suc gastrique i^ès faible en HCL, mais contenant de Facide lactique, colorer très vivement le papier Congo, tout en ne donnant qu'une peptonisation lente et très retardée.
Le meilleur réactif de HCl. est sans conteste la solution de phloroglucine-vanillin de Gûnsbourg. Phloroglucine, 2 grammes.
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qui donne, avec 30 grammes d'alcool absolu, un liquide de couleur jaune rouge. En chauffant à la lampe à alcool 2 à S gouttes de cette solution avec 10 à 12 gouttes du liquide à examiner, l'on obtiendra aussitôt une couleur rose carmin, au fur et à mesure de l'évaporation du liquide. Le réactif de Gûnsbourg peut déceler jusqu'à Y»» 7«« de HO., et il ne donne aucune réaction avec les acides organiques.