‹ Dyspepsies nerveuses et neurasthénieChapitre 28 sur 29 · PR0K08TIC DS8 NEVROSES · texte numérisé non relu

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normal du cœur, de la rate et du foie, sur Tétat normal des urines, que le prof. Benzi émit Tidée de cardiopathie hystérique avec œdème bleu. La guérison de la maladie démontra le bien fondé du diagnostic *.

Exemple de palpiUUians avec souffle extra-cardiaque (Huchard, Journal des praMciens, Mai 1896) .

Une fenune éprouvait depuis des années des palpitations violentes, et Ton avait constaté chez elle un bruit de souffle très fort. Les médecins consultés avaient conclu à une affection val vulaire grave. Quelques années plus tard, on la revit dans un état de santé parfaite. La malade s'était guérie d'elle-même, à cJmque crise, par l'administration d'un vomitif.

Voilà certes un bel exemple de palpitations réflexes d'origine stomi^cale, et d'un souffle cardiopulmonaire ou extra-cardiaque, produit par Texcitation du cœur, consécutive elle-même à un état gastrique.

Stokes rapporte Thistoire d'un jeune homme que Ton crut atteint d'une carditc très grave, et qu'on s'attendait chaque jour à voir succomber. Une potion d'éther et de Laudanum ayant déterminé des vomissements abondants, ceux-ci furent suivis du retour complet delà régularité et de la tranquillité du cœur. Le bruit de souffle dispainit, et la convalescence fut rapide et complète.

Chomel (Traité des dyspepsies) avait déjà remar-

* Bev. clin, et thirap., n© 6, 1896.

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que que les palpitations sont parfois le seul symptôme de la dyspepsie, et qu'elless*accompagnent aussi d'irr^larités et d'in^lités passagères des battements du cœur. Enfin, il écrit que la digitale aggrave les troubles de Testomac, et comme conséquence les palpitations elles-mêmes qui sont liées à la dyspepsie; il ajoute que la condition physiologique de la production des troubles réflexes réside dans la superficialité des lésions, dans leur faible intensité. Aussi, Las^e a-t-ii pu formuler la loi suivante : Des troubles fonetionnds des organes exaUent les réflexes ; les lésions organiques les suppriment.

On voit ainsi, au début d'un cancer gastrique encore à peine développé, des phénomènes dyspeptiques très légers, avec des troubles cardiaques réflexes très intenses ; un jour ceux*ci disparaissent ou s'atténuent; c'est le moment de se défier; car c'est le carcinome qui entre franchement en scène, par la formation d'une tumeur appréciable au toucher.

Au surplus, même dans les aifections organiques du cœur, il faut avoir l'œil sur l'estomac. Dans la sténose mitrale, la maladie est au cœur, le danger est souvent à l'estomac. Huchard cite le cas d'une malade oii la suppression du lait et une alimentation rationnelle ont été suivies de la disparition rapide des accidents cardio-pulmonaires, qui menaçaient d'être très graves, et qui certainement n'auraient pas cédé au seul traitement anti-asystolique.

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La diminution de la résistance vaso-motrice est un symptôme très fréquent, dans n'impoi'te quelle affec* tion nerveuse. Les malades atteints de paranoia par exemple sont très sigets aux troubles vaso-moteurs. Cest ainsi qu'on remarque dans les psychoses, comme dans la neurasthénie, toutes les variétés de pouls qui peuvent résulter des troubles de Finnervation.

La faiblesse du cœur se remarque dans 20*^, des cas de neurasthénie, et elle est extrêmement fréquente dans la neurasthénie traumatique. Les névroses du cœur se montrent aussi fort souvent chez les femmes nerveuses atteintes d'affections utérines; surtout chez celles qui ont été condamnées à un long repos, et qui, plus ou moins abandonnées, passent leur existence à penser à leurs maux et à s'apitoyer sur leur sort. On observe chez elles de l'oppression, une grande faiblesse, des palpitations, des angoisses cardiaques, le pouls rapide et intermittent, des arrêts souvent prolongés dans les battements du cœur. Ces arrêts troublent beaucoup les malades, les inquiètent et augmentent leurs angoisses et leur hypocondrie. Ces malades ont de plus des syncopes, des tremblements; ils sont très agités et sont pris d'une vraie terreur quand ils sentent l'approche de la crise. Cet état s'observe assez fréquemment après les grandes opérations sur l'utérus et ses annexes, ce qui tient à la perte de sang, autant qu'aux actions réflexes physiques et morales. Mais

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c'est surtout dans la dyspepsie nerveuse qu'on observe les névroses du cœur; c'est dans Fatonie avec ballonnement et gonflement de Testomac, avec ou sans dilatation ou fermentation, que les patients accusent des palpitations après les repas, des congestions à la face, des inquiétudes cardiaques et des crises de fausse angine de poitrine.

« Dans Tangine vraie, les douleurs sont en général fixes, tandis que dans la fausse, les irradiations sont multiples et variables. La fréquence des accès constitue une circonstance favorable; dans Tangine vraie, ils sont rares et le malade succombe souvent à la deuxième on troisième attaque. Dans Tangine vraie, les causes de l'attaque sont constituées presque uniquement par la marche, les eiforts, les émotions ou la digestion. Dans l'angine fonctionnelle, l'eifort n'a qu'une importance médiocre et les attaques sont plus fréquentes la nuit que le jour : point important, car on peut dire que les attaques, si effrayantes qu'elles soient, ressortent de la fausse angine lorsqu'elles ne se montrent que la nuit. Dam l'angine vraie, les malades sont pâles, n'osent ni bouger, ni respirer; dans la Jausse, au contraire. Us se lèvent, s^ agitent, courent à la fenêtre, présentent un peu les caractères des crises asthmatiques ^ »

*■ Angine de poitrine neurasthénique. Rendu, Journal de médecine et de ekirurgie pratique, juin 1896.

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On peut au8si constater assez souvent, dans la névro8e cardiaque, un ralentissement parfois considérable du pouls par excitation du pneumogastrique. En général, le diagnostic de la faiblesse nerveuse du cœur, de la neurasthénie vaso-motrice est facile; Tâge du siget, la variabilité de Tintermittence des manifestations morbides, et surtout les phénomènes neurasthéniques généraux présentés par le malade (fatigue dans tout le corps, dépression morale, insomnies, sensibilité et irritabilité excessives, etc.), enfin, Pabsence de symptômes objectifs, autorisent le diagnostic de névrose cardiaque ou vaso-motrice.

La crise ou Faccès cardiaque du neurasthénique est tout aussi caractéristique; le pouls est agité, mais ne présente pas les anomalies classiques du pouls mitral ou aortique ; toutefois, nous Tavons vu se ralentir jusqu'à 50 pulsations, et avec de longs arrêts extrêmement pénibles pour le malade. Les symptômes d'oppression et d'angoisse sont fréquents, mais diffèrent sensiblement des accès asthmatiques des vrais cardiaques.

Dans certains cas de neurasthénie avec parésie du vague, on peut constater un véritable état de tachycardie. Mais ces phénomènes sont assez rares, et leur étiologie se trouvera généralement dans l'abus du tabac ou de Valcool. Or ces symptômes peuvent d'autant plus facilement simuler une tachycardie de Basedow, que cette maladie ainsi que

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nous Favons dit, est fréquemment le couronnement d'une longue neurasthénie.

C'est ce qui explique peut-être que la maladie de Basedow devient dans notre époque de plus en plus fréquente ; et ce sont précisément les neurasthéniques vaso-moteurs qui fournissent le plus fort contingent de la maladie de Graves. Les palpitations du cœur chez les neurasthéniques ne subissent pas l'influence du mouvement, ce qui est un point de diagnostic important; la marche, la course même sont sans eifet sur elles. 11 n'en est pas de même dans l'état organique; de plus, les neurasthéniques peuvent fort bien dormir couchés sur le côté gauche, ce qui n'est pas le cas des vrais cardiaques.

La neuraMhénie cardiaque peut toutefois à la longue être la cause du « weakened heart, » ou même de myocardite. Dans ce cas, les patients sont en apparence bien portants, et ne se plaignent guère du cœur, tant qu'ils ne se livrent pas à des efforts musculaires exagérés ; mais le pouls est petit, irrégulier et intermittent ; puis il devient de plus en plus faible et lent (60 à 50 pulsations). En définitive, il se forme insensiblement une myocardite avec toutes ses suites.

Cet état du cœur est aussi le résultat presque fatal des exercices de sport exagérés, dont on use et abuse tant aujourd'hui. T\ est incontestable que le sport, tel qu'on le comprend et qu'on le pratique

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dans certains milieux, fait beaucoup plus de mal qu'on ne le suppose, et a produit, plus particulièrement sur le cœur, les effets les plus défavorables.

Le traitement de la névrose vaso-motrice est celui de la neurasthénie. Du reste, ces malades, comme tous les neurasthéniques en général, doivent s'abstenir avant tout d'alcool et de tabac, dont Feifet toxique sur le cœur est incontestable. Le tabac accélère d'abord, puis affaiblit ensuite les mouvements du cœur; il produit en fin de compte, comme l'alcool, le « weakened beart, » et la myocardite. Nous pourrions citer de nombreux malades de tempérament arthritique qui n'avaient jamais présenté aucune vraie manifestation goutteuse, et qui furent pris vers 55 à 60 ans de symptômes de faiblesse du cœur avec myocardite : symptômes auxquels on ne pouvait assigner d'autres causes, outre un peu de surmenage moral, que l'abus avoué du tabac. Il est clair que dans les cas de syncope, de grande faiblesse, de pouls filiforme, l'alcool peut être indiqué de prime abord pour relever le tonus musculaire du cœur.

Le traitement hydrothérapique, quand on ne le limite pas à l'emploi de la douche firoide, rend de grands services dans toutes les phases et les manifestations de la névrose cardiaque; on l'emploiera aussi avec succès même dans les affections organiques du cœur.

^w.ir^

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Si Ton peut supposer que Texcitation du sympathique prédomine, on prescrira les demirhains, en évitant les températures trop basses. Les bains de 33^ à 28^0. nous ont paru mieux réussir que les bains de 24^ à 18^ G., que Ton recommande dans quelques traités d'hydrothérapie, et que les malades supportent généralement assez mal. La durée de ces bains sera de 5 à 10 minutes. Ces demi-bains sont très calmants ; ils produisent une détente dans Faction du système nerveux, et une diminution des pulsations ainsi que de la pression sanguine.

Le demi-iain consiste en une immersion dans une baignoire, Teau arrivant à peu près à mi-corps. Le traitement débute généralement par un bain à la température de 32^ à 34"^ C. Pendant Timmersion, dont la durée est en moyenne de 5 à 10 minutes au plus, on abaisse insensiblement la température de Feau jusqu'à 30"^ et 26"" C. Lorsque, au bout de 2 à 3 jours, le malade s'est accoutumé à ce refroidissement graduel, on lui prescrit le demi-bain de 28"^ à 24^ G., puis de 26° à 22° C., et enfin même de 22° à 18° etl4°; mais ne descendant jamais au-dessous de cette température, qu'il n'est du re^te pas toujours aussi facile d'obtenir que quelques praticiens le prétendent. Aussitôt que le malade est entré dans la baignoire, le doucheur lui verse sur la tète, le dos et la poitrine de l'eau à la température de celle du bain , et il le frictionne légèrement le long du dos et à la nuque.

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Pendant ce temps, le sujet se frictionne ini-niême la poitrine et les janabes ; ou cette friction est faite par un second aide, ce qui généralement est préférable. Le bain terminé et la baignoire vidée, on verse lentement sur le corps du baigneur deux ou trois baquets d'eau, Teau étant à deux degrés audessous de la température du bain ; c'est Faffusion calmante après le demi-bain.

Le demi-bain pris de cette façon est calmant, et de plus révulsif.

C'est une des meilleures opérations balnéaires qu'on puisse faire dans tous les cas d'excitation nerveuse, quelle qu'en soit du reste la cause : dans la surexcitation alcoolique ; dans la fièvre qui s'accompagne de délire, d'agitation cérébrale; puis dans l'exagération de l'excitabilité spinale (sclérose en plaques, réflexes exagérés) ; dans certains cas de tabès dorsaUs; dans l'insomnie; l'excitation cérébrale ; l'hyperesthésie rachidienne hystérique ou neurasthénique (irritation spinale); les pertes séminales, etc.

Les demi-bains frais ont sur l'ensemble de l'organisme une action tonique et calmante ; ils stimulent les nerfs cutanés et, par suite, le cerveau et la moelle. L'eifet est d'autant plus accusé que le système nerveux est plus faible et plus impressionnable; aussi, dans la détermination de la température qu'il faudra prescrire, aura-t-on toujours soin de se guider sur l'état nerveux du moment. C!on-

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trairement à TaviB de quelques médecins, qui pensent que les parties non immergées se congestionnent, on remarque au contraire que Fafflux sanguin se produit aux parties inférieures qui plongent dans l'eau.

On obtiendra le maximum de dilatation des vaisseaux sanguins de la peau en faisant précéder le demi-bain d'un enveloppement avec le drap mouillé. Cest incontestablement à cette dilatation vasculaire cutanée, et au gonflement des plexus terminaux des nerfe de la peau, que le malade doit le soulagement et le calme qui suivent Timmersion dans le demibain. Les affusions consécutives, les frictions le long du dos augmentent encore la circulation sanguine des organes centraux, et concourent ainsi à rendre ces opérations calmantes, en même temps que i-évulsives. Grâce à Teau fraîche, grftce à la courte durée de rimmersion, et par le fait que la moitié du corps seulement est plongée dans Peau, le demi-bain n'est jamais affaiblissant; et ses effets diffèrent beaucoup de ceux que produit le bain entier, qui calme, il est vrai, mais en laissant toujoui*s après lui une sensation de lassitude.

« Les bains frais, écrit Bosenthal \ ont une action tonique et fortifiante; on abaisse graduellement leur température en faisant des affusions fréquen-

^ Traité chimique des maladies du système nerveux, page

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tes le long do dos. L'action stimulante de la température sur les nombreux nerfs sensitifig de la peau retentit sur le cerveau, sur les centres médullaires et vaso-moteui*8, et renforce les actions réflexes qui président à la circulation, à la respiration et aux fonctions des viscères abdominaux. »

Le diamètre et la rapidité des courants sanguins qui traversent la peau diffèrent beaucoup, suivant la température actuelle des t^ments, par suite d'une action sur les muscles vasculaires. Suivant que le bain dilate ou resserre les tiiyets vasculaires de la peau, la pression sanguine moyenne, le nombre des globules sanguins qui vont porter Toxygène aux autres organes, diminuent ou augmentent, et ces phénomènes ont une grande influence sur la nutrition des tissus, sur Télimination des matières excrémentielles. D'autre part, plus la température du bain est basse, plus la soustraction de la chaleur par Teau doit agir sur le développement du calorique par le courant sanguin. L'action stimulante de la température sur les fibres nerveuses se fait sentir d'autant plus longtemps, que les nerfs s'écartent davantage du degré de chaleur du milieu ambiant.

D'après les recherches d'Osborne (Z)wW. Qu4jrt. Journ. oj med. science, 1862), l'eau refroidit douze fois plus que l'air; elle est donc douze fois plus froide pour le corps, toutes choses ^ales d'ailleurs, que l'air à la même température. L'action sti-

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mulante des bains frais sur le système nerveux doit être d'autant plus vive, que celui-ci est plus faible et plus impressionnable.

On fait souvent précéder les demi-bains refroidis des pratiques suivantes : envdoppements mouillés, surtout dans les accidents névralgiques et spasmo^ diques) ; ou frictions avec des linges mouiUés (comme moyen stimulant plus faible). On obtient ainsi une dilatation des canaux sanguins de la peau, qui soulage et calme d'autant l'excitation des organes profonds.

Dans les cas de neurasthénie plus grave, et lorsqu'il s'agit d'une paralysie des centres vaso-moteurs, il faudra au contraire réveiller l'activité du pneumogastrique par une excitation énergique de la peau. On obtiendra cet eifet par la friction au drap mouillé et par les douches fraîches, puis froides, appliquées sur la nuque, le dos et tout le corps. L'effet de ces applications est remarquable : l'excitation du vague diminue aussitôt le nombre des pulsations, pendant que les contractions du cœur deviennent plus fortes et prennent plus d'ampleur. Les vaisseaux de la peau qui se sont dilatés subissent une tension moindre, de sorte qu'ils peuvent recevoir une plus grande quantité de sang; il en résulte naturellement une diminution de la tension sanguine dans les organes internes, ce que prouve la courbe sphygmographique. Dans ces cas, les

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bains tempérés ne sauraient être indiqués; ils augmentent en effet les pulsations et les phénomènes nerveux de faiblesse et de fatigue, en exagérant encore la parésie des centres vaso-moteurs.

L'accélération du pouls par parésie du vague sera traitée avantageusement dans les crises de palpitations par l'application de glace sur le cœur, par des compresses froides, ou des sachets de glace maintenus sur la nuque, qui ont pour effet une excitation du centre vaso-moteur.

On a aussi recommandé dernièrement, contre les palpitations, la douche statique appliquée sur le cœur pendant 10 à 15 minutes, à quelques centimètres de cet organe. Le résultat paraîtrait meilleur que celui qu'on obtient par la galvanisation du sympathique et du vague au cou.

Le D' Massini loue les bons effets du phosphate de soude à la dose de 3 à 5 grammes par jour, dans la maladie de Graves et dans les névroses cardiaques.

Parmi les phénomènes d'angio-neurose qui sont aussi du ressort de l'hydrothérapie, mentionnons les hématuries sans lésion des reins, qui, d'après le prof. V. Leyden peuvent être produites par le simple surmenage.

Klemperer (séance de la Société médicale de Berlin, du 30 nov. 1896) cite le cas d'un vélocipédiste atteint d'une hématurie aiguë, après une course en

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vélocipède de Berlin à Brandebourg; d'un officier qui fut pris d'une hématurie à la suite d'une course prolongée à cheval; enfin d'un jeune homme hémophylique qui, depuis l'âge de 16 ans, était sujet à des accès d'hématurie durant plus ou moins longtemps; l'urine contenait dos cylindres sanguins représentant la configuration des tubes du rein, preuve que l'origine de l'hémorragie devait être placée dans le rein, et non dans un autre point des voies urinaires. Tous ces malades ont guéri complètement à la suite d'un traitement hydrotliérapique.

Parmi les hémorragies rénales angio-névrotiques, Klemperer cite encore un jeune homme de 22 ans, dont les hématuries ne purent être attribuées qu'à une influence nerveuse; et un homme de 37 ans, guéri aussi par l'hydrothérapie, et qui était atteint â!une insuffisance mitrale accompagnée d'hématurie.

On peut déduire de ces faits, que les cas d'hémorragies rénales ne sont pas fatalement très graves ; et que chez les hémophiles et les névropathes, on doit toujours songer à la possibilité d'une hématurie de cause névropathique ou angio-névrotique, en se rappelant néanmoins que les hématuries essentielles, par fatigue, ou de nature hystérique ou nerveuses, sont en réalité fort rares.

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