ET DB LA NÉVROSE
Texamen objectif. Toutefois les troubles de la sécrétion et de la motilité sont loin d^étre rares dans la dyspepsie nerveuse; aussi rencontrons-nous souvent la névrose et Tatonie réunies, et compliquées en même temps soit d'une hypo-sécrétion, soit d'une hypersécrétion du suc gastrique.
Dans rhypersécrétion, les malades soiit tourmentés par une faim insatiable, et qui n'est satisfaite que par ringestion d'aliments ; le contraire a lieu s'il y a hypo-sécrétion gastrique.
La névrose se confond ainsi souvent avec l'atonie, dont elle finit par présenter tous les symptômes en perdant ceux qui lui sont propres, l'intermittence, et la disproportion entre les sensations subjectives et ce que l'on constate par l'observation objective. La dyspepsie nerveuse se rapproche d'autant plus de l'atonie, qu'elle est davantage l'expression d'un état dépressif de l'individu, et qu'en conséquence elle s'accompagne davantage aussi d'une diminution de la sécrétion gastrique. On remarque généralement que les dyspeptiques nerveux se plaignent presque toujours d'une grande dépression psychique, d'hypocondrie, etc. ; de sorte qu'en fin de compte, la dyspepsie nerveuse nous paraît devoir être classée au même titre que l'atonie parmi les symptômes ou les manifestations de la neurasthénie, et on ne doit pas, pensons-nous, l'envisager avec Leube comme une maladie à part, sui generis.
150 DIAGNOSTIC DIFFisiaNnEL DE l' ATONIE
En résumé, nous voyons que si les révélations fournies par Texamen du liquide gastrique ont simplifié le diagnostic et le traitement des maladies de Testomac, il faut néanmoins, dans certains cas, se garder d'attacher une importance excessive aux résultats de l'analyse du suc gastrique. Nous avons vu en effet que cette analyse pouvait induire en erreur, et être la cause de confusions regrettables.
n y a quinze ans, lorsque Ton eût Fidée de retirer le contenu de Testomac et d'en faire l'analyse, l'enthousiasme fut grand, et l'on était arrivé à croire que ce nouveau procédé d'investigation rendrait superflu tout autre examen du malade; que le diagnostic des affections de l'estomac n'offrirait plus aucune difficulté, et que toutes les hésitations seraient vite et définitivement tranchées par les données de l'analyse faite au laboratoire. Malheureusement la réalité ne répondit pas à cet idéal, et il a fallu abandonner une bonne part de ces espérances un peu exagérées. Nous devons néanmoins admirer les beaux et persévérants travaux qui ont été faits, pour aplanir les difficultés parfois inextricables que rencontrait le médecin en présence d'une dyspepsie.
Il est permis de dire qu'il y a 15 ou 20 ans nous ne savions traiter les dyspepsies qu'en empiriques, tant nos moyens de diagnostic étaient insuffisants, et tant étaient peu sûres nos connais-