ERES LOS
Bientôt, se pose l'indication d'intervenir. Et l’on - intervient par le procédé le plus habituel, l'application du forceps, légitimée par cette impression qu’un ultime examen dégage : la plus grande circonférence céphalique se trouve dans l’excavation au-dessous du détroit supérieur et, de plus, il ne semble pas y avoir disproportion entre le volume de la tête fœtale et la capacité du bassin.
C’est alors que la dystocie révèle toute sa gravité : pour les raisons que nous avons succinctement envisagées ci-dessus (mais dont l'importance ne ressort pas toujours si l'examen est un peu aveugle) — raisons que nous développerons plus loin — les tractions pratiquées selon la manière habituelle, n'arrivent pas à faire descendre cette tête qui paraissait tellement accessible. Ces tractions de plus en plus fortes, et qu’une inexplicable résistance énervent inconsidérément, écrasent le pariétal antérieur du fœtus contre ce qui est devenu, par suite de l’inclinaison anormale de la symphyse, la face supérieure de celle-ci.
De là découle cette mortinatalité importante et, au premier abord, inexplicable. Tellement inexplicable même que, parfois, les médecins traitants, non avertis, remis à l’occasion d’une nouvelle gestation dans la même situation, recommenceraient les mêmes erreurs avec les mêmes désastreux résultats.
Or, il découle de ce que nous avons déjà laissé entendre, qu’un examen éclairé de la parturiente, au moment critique, eut donné au praticien les renseignements qui lui manquaient et lui eut dicté une prudente réserve. Nous nous proposons maintenant d’éclaircir de notre mieux ce point important à l’aide d’une analyse anatomique du champ expérimental.
HU e OT