‹ E. Renan devant la science, ou réfutation de la prétendue Vie de JésusChapitre 23 sur 25 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Ifori de Jtéamm,

M. Renan cherche à contester les circonstances les plus minimes de la mort de Jésus. H est obligé de faire des aveux qui détruisent à peu près toutes ses insinuations ; mais il suffît que dès l'origine du christianisme

on ait eu une tradition positive sur le li(,'ii du (Tmcificuient, par exemple^ {)our qu'il essaye de jeter des doutes. Parce qu'il a \isitt' Jt rusalem en touriste, il se croit autorisé k parler en maître de détails topographîqucs, comme s'il eût fait des recherches approfondies et que ses recherches eussent été couronnées de succès. Cette outrecuidance d'un homme qui ne sait rien et qui s'élève contre des traditions dix-huit fois séculaires ne peut inspirer que la plus profonde pitié (1).

(1) On peut regarder comme un modèle de fausse critique la note 4 delà page 408. 11 y a des rapports entre le zécitde la Passion dans saint Luc et dans saint Jean. « Done, dit H. Renan^ saint Lnc aura cherclié à mettre quelques détails dans le but de concilier les diveises ventons. (Test une pre*

Ou éprouve iiii sentiment plus pénible encore en voyant M. Renan attribuer à de simples traditions tous les faits racontés par des témoins oculaires; jeter çàet là ses insipides formes dubitatives sans se donner la peine de les justifier ; ou nier, sans dire pourquoi^ des faits qui reposent sur la même autorité que ceux qull admet. Les dernières paroles de Jésus, surtout celles qui sont rapportées par saint '[jii<^^préknt au doute ^ ditil. Pourquoi? parce qu'elles sont conformes aux prophéties. (P. 421, îiote 3.) Saint Luc n'a donc pu les rapporter que dans le but de montrer raccoinplissement de ces écrits que chacun entend à sa (juise. Si le procédé de M. Renan n'est pas raisonnable, il faut du moins convenir qu'il est très-simple pour se débarrasser en môme temps des prophéties et de l'historien. Si les paroles rapportées par saint Luc n'étaient pas con-

mière tentative à." harmonie des Evangiles. » Il ne faut pas demander à M. Ueiinn sur quelle preuve il appuie cette insinuation. Selon son habitude, il ne s'abaisse paa jusqu'à en donner. Hais on apprédara eette critique, qui consiste à tirer de l'analogie de certains détails riritentiun de concilier des ri^cits contraires. 11 osl plus raisonnable de dire que ces récits sonl analogues parce qu'ils étaient connus des deux écrivains sacrés. Si les évangélistes sont complètement d'ac* cord sur les détails, M. Renan ebjerche h. faire croire à un tiaTail de combinaison ; si Tan donne un détail qui n'est pas dans l'autre, il le relève comme une contradiction. Un historien sérieux prendrait tous ces détails pour en faire un récit complet ; mais M. Reoan dédaigne celle harmonie des Evangiles j il préfère le préjugé ridicule qui lui l'ait apercevoir des contradictions où il n'y en pas. Si parmi les historiens futurs de M. Renan, Tun dit qu'il est né en Bretagne, et l'autre qu'il a été élève au séminaire de Paris, un futur Renan devra pi étiMuiie que ces deux historiens sont en contradiction, puisqu'ils ont donné deux détails différcnti, iNutre H^uaa actuel applique constamnitiit ca syatàme aux Evangiles,

— informes aux prophéties, M. Renan se serait hâté d'en faire la remarque ; elles y sont conformes, et il affîrme autsitôt que c'est une preuw qu'on les a inventées tout exprte, et il fiiit de cette conformité un aigument contre la véracité de Thistorien sacré.

D a oublié de prouver trois choses essentielles : que les prophéties n existent pas ; qu'elles n'ont pas été accomplies en Jésus-Ghrist ; que saint Luc a inventé les paroles de Jésus pour faire croire ù leur accomplissement. Mais un homme comme lui ne s'abaisse pas jusqu'à de tels détails; il affirme, et ne suppose pas que l'on puisse douter li^rsqu'il a affirmé.

Nous demandons à M. Renan la permission de ne pas le croire sur parole et de ne considérer son dogmatisme que comme la preuve d'un oigueil en délire.

Donnons une nouvelle preuve de l'opiniâtreté avec laquelle il cherche k mettre les évangélistes en contradiction.

Saint Mathieu dit que beaucoup de femmes qui avaient suivi Jésus de la Galilée se tenaient ou loin an moment du crucifiement, et il nomme parmi elles Marie Magdelrine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, el la mère des fils de Zébédéc. (xxvn, 55, 56.) Saint Marc nomme ces mômes femmes et dit qu'elles regar^ daieni de loin, (xv, 40.) Saint Luc raconte que tous ceux qui étaient les connus de Jésus se tenaient de hm. Le mot grec >vo0^o/ signifie connus et emporte ridée des parents et des amis (i). M. Renan en con-

(1) Pour paraître savant, M. Renan prétend que les meilleurs manii&erits portent oî "jivoorot «ùtw et non ot yvooTot aùroû. Quelle importance a cette remarque, puisque le sens est le môme? Saint Luc, qui s'est servi du mot jnvxQt, signiliant

vient; mais il prétend que saint Luc en s'en servant s'est posé e?i intermédiaire entre les deux premiers synoptiques et Jean. Nous remarquerons que, de l'aveu de M. Renan, saint Luc a écrit avant saint Jean; corn- . ment donc a-t-il pu se placer en intermédiaire entre le quatrième évangélîste et les deux premiers? Mais oomment aurait-il été intermédiaire? En ce que saint Jean a nommé plusieurs personnes qui ne sont pas în* diquéespar saint Matiiieu et saint Marc parmi cdles qui suiirirent Jésus sur le Calvaire. M. Renan aurait pu remarquer que ces deux évangélistes disent positivement qu'il y en eut d'autres que ceux qu'ils nomment. Saint Mathieu se sert même du mot beaucoup. Saint Luc ne dit donc pas plus qu'eux en se servant d'un mot général qui signifie parents et amis. Mais saint Jean s'est nommé lui-même ; preuve pour M. Renan qu'il voulait se donner de l'importance. (P. 423, note,) Jean prétend que Marie, mère de Jésus, était aussi sur le Calvaire, et que Jésus la lui confia en mourant. Cet acte estpeu digne de Jésus^selon M. Renan, et prouve encore que Jean voulait ee donner de l'importance. Ces misérables çldcanes de notre érudit font pitié 1 Mais, une chose des plus graves aux yeux de notre consciencieux écrivain, c'est que les premiers évangélistes disent que les amis de Jésus se tenaient de loin, tandis que saint Jean affirme que plusieurs, parmi lesquels il était , se trouvèrent au pied de la croix, (xix, 25.) M. Renan ne comprend pas que ceux qui étaient loin, au moment du crucifiement, à cause

amis et parmiSf s'est servi du mot a\jyysvtU pour désigner les Mnh parents, Ëh bien, qu'en conclure? Le seul résultat de celto effi-ayemto éraditioo, cTait que M* Rraan a voulu SMttre .du gfeo daas «nç.notf.

èê la Ibule, piifent s'approdMr lonqne là btftee euh rioflitéclela populaee eut été satisfttite, êt qu'ils purent recueillir les dernières paroles de Jésus mourant. Il nous semble cependant que cela ne dépasse pas la capacité de l'intelligence la plus ordinaire. Mais M. Renan ne veut pas {^'harmonie dea Evanf/i/ps, c'est convenu ; il préfère y trouver des oontradictioas, même lorsqu'il n*y en a pas.

n ne Bera pas inutile de iaire observer en passant que BOtre éôivain, après aïoir essayé de fidr» cnwpe que la mdre de Jésus était Marie^ mère de Jùegms et de Joseph, nommée, par saint Mathieu et saint Marc, panni les fémmes qui étaient sur le Calvaire, prétend que si la mère de Jésus y eût été, comme Taffirme saint Jean, saint Mathieu et saint Marc l'eussent dit. (P. 423.) C'est bien là une contradiction dans Vévangik selon Renatiy parmi tant d'autres dont ce pauvre livre est émaillé.

Passons sur la péroraison qui termine les pages glaeéés de M. Renan sur la Passion de Jésus. (P. 4â6.) Il «essayé d'y faire du sentiment, mais ee sentiment de eontantion laissa ftoid. Tous les mots, dirétiens en qpparetiee, y sont pris à eontre^sens. Cette page est une des phis hypocrites que nous ayons lues dans le livre hypoerfte de notre romaneier. Ose signifient des phrases comme celles-ci : « Désormais, hors des atteintes de la fragilité, tu assisteras, du haut de la paix divine, aux conséquences infinies de tes actes»? Qu'estce que la paix divine pour celui (\m ne croit pas en Dieu? Qu'est-ce que cette vue à travers les siècles des conséquences d'ua œuvre» pour celui qui n'admet pas pour l'homma ds vit isimmrtella après le tombeau? Que signifie encore cette phrase : « Sntra toi et Dieu,

on ne distinguera plus, » dans la bouche de celui qui fait de Dieu le résultat incohérent de mille êtres sans parité dr nature? Enfui, comment M. Renan peut-il se compter parmi \es adorateurs du Christ, lui qui l'a, pendant près de cinq cents pages, calomnié, flétri^ rabaissé jusqu'aux proportions d'un homme ignare , d'un charlatan sans consdence, d'un imposteur?

Si vous adorez Jésus^ tel que vous l'avez foii, monsieur Renan ^ vous n'êtes pas difficile dans vos hommages. Quant à moi, si Jésus était tel que vous l'avez peint, je le croirais digne de mon mépris et non pas de mon adoration. Mais vous ne l'adorez à aucun titre. Sous le nom de Jésus, c'est votre idéalisme immoral que vous encensez, c'est devant votre moi qu»; vous vous prosternez. Votre Dieu, c'est vous; votre Jésus, c'est vous. Trêve donc de rhétorique sentimentale^ et convenez tout simplement que, à l'exemple de Judas, votre intéressant protégé, vous avez trahi Jésus mourant par un baiser.

CHAPITAË XXV

M. E. Renan aime à trouver des contradictions et des erreurs de calcul dans les E\an?iles; nous avons vu comme il a été heureux jusqu ici; il en a relevé deux relatives au crucîfiemeot et à la sépulture de Jésus,

Saint Marc place au mercredi matm la résolution des prêtres et des anciens pour livrer Jésus à Pilate, et il dit guHl était la troisième heure lorsqu'ils le crucifièrent (xvi, 1, 25). La troisième heure correspond à ce que nous appelons maintenant neuf heures du matin (1).

Saint Jean raconte que Pilate abandonna Jésus pour être crucifié à peu près à la sixième heure, (xul, 14.) Or, cette sixième heure correspond à ce que nous appelons midi.

(1) Los heure» du jour commençaient àsixbeaiet da matin •t on les comptait juiqn'à six heures dn aoir, où commençait

la nut'f, appartenant à la journée du lendemain. Celte coutume remontait à l'origine du monde. Moïse calcule ainsi les jours de la création : du mr et du matin qui font un jour .

C'est là, selon M. Renan, une gra\e contradiction. Nous lui dirons d'abord qu'avant de prononcer cette sentence, il aurait pu user du droit, qu'il s'est si souvent attribué en d'autres circonstances, d'examiner les diverses leçons des textes pour savoir s'il ne se serait pas glissé une faute de copiste, soit dans saint Marc, soit dans saint Jean. Mais il préférait sans doute, en eette droonstance , indiquer une contradiction , ce

foi était plus en harmonie avec ses sentiments sur les vangiles. H voudra bien nous pennettre de iiûre le travail dont il s'est dispensé. La Chromque dAlesean' drie rapporte que^ dans l'Évangile de saint Jean , qui fut conservé longtemps à Épiièsc où il fut écrit par l'apôtre lui-môme , on lisait conime dans saint Marc : vers la troisième heure. On trouve encore aujourd'hui des manuscrits anciens où l'on a conservé cette leçon. M. Renan doit le savoir; s'il ne le sait pas, il pourra jeter un coup d'œil sur les éditions du Nouveau Testament avec varianies. Ce ne sont pas seulement les savants modernes * qui ont découvert ces leçons différentes; on les connaissait parfidtement au dix-septitae siède, comme on le voit dans le iVonMoti TenianmM d'Oxford, imprimé en 1675. On remarque dans cette édition qu'il n'existe pas de variantes sur le texte de saint Marc ; et Usserius, un savant qui en aurait beaucoup^remoiitré à M. Renan, affirme (jue tous les manuscrits donnent raison au texte de saint Marc.

M. E. Renan aurait donc pu se dispenser d'attribuer aux évangélistes une contradiction sur l'heure du erodtonent , et il aurait miçux fait d'attribuer une &ute à certains copistes.

Mais, alors même qu'il n'existerait pas diverses leçons du texte de saint Jean , notre savant aundt dû

disMOfer d'attiOiiier une oontnâietîoii aux évangélistes. En effet, le jour, compoeé de dooie heures^ était divisé, chex les Juife, en quatre périodes

que Ton appelait première heure, troisième heure, sixième heure et neuvième heure. On appelait première heure toute la période qui s'f^coiilait de la première à la troisième; troisième houro, la période de la troisième à la sixième, et ainsi de suite. En disant que Jésus fut crucifié à la troisième heure , saint Mare a dît qu'il FaTsit été de neuf heures à midi. Saint Jean, en dÎMnt : à peu prés à la sixième heure ^ a dit qu'il l'avait été tm peti avant midi, Qb est donc la eontradietîon entie les évangélistes? EQe n'existe encore que dans Vimagînation de M. Renan.

H en a encore aperçu une autre qui sort de la même source. (P. 427.) Saint Jean rapporte que les Juifs demandèrent à Pîlate d'ôter le corps de Jésus de la croix, afin que la pâque, qui avait lieu le lendemain, ne fût pas profanée. « Cela ne se peut, dit-il, car Marc (xv, 44, 45) veut que le soir Pilate ignorât encore la mort de Jésus. » (P. 427, no/eS.) Il propose donc de mettre YautûriU romaine au lieu de Pilate. Nous n'en wjrons pas du tout la nécessité. Void^ en effet, ce que raconte saint Marc : « Le soir étant venu (car c'était Ut neilb du Sabbat), Joseph d'Âiimathie, noble décu*rion qui attendait le royaume de Dieu, osa entrer chef Pilate pour lui demander le corps de Jésus. POate était étonné qu'il fût déjà mort; et ayant fait venir le centurion, il lui demanda si, en effet, il était mort. » Qu'entend saint Marc par le mot soii^? Voilà la question. Nous avons remarqué que le vendredi finissait à six heures du soir, où commençait la première heure de la nuit qui appartenait à la journée du samedi.

soir du vendredi était donc la ddrniôi^ férioiii du ven*^ dredi^ laquelle s'étendait de la neuvitoe htnvf (troii heures du soir) à six heures (première heure de la nuit). C'est dono entre tceis et six heures que Joseph d*Arimatbie se piréseiitaehei Fileté. H amt^piévenu par les Juifs, qui devaient aussi obtenir du gouverneur romain la permission de détacher Jésus de la croix, et qui voulaient sans doute jeter son corps avec ceux des criminels.

Selon saint Jean, les Jnif& demandèrent à Pilate des soldats pour avancer la mort de Jésus et celle des deux voleurs erucifiés avec lui^ en leur brisant les jambes* Pilate envoya des soldats qui n'arrivèrent qu'apr^ la mort de Jésus, e'est^Hlire après la neuvième heure (trois heures). Ce fut aussitôt après, selon saint Jean» que Joseph d'Arimathie obtint de Pilate le corps de Jésus. (Jean, xix, 31^ 38.) Pilate, eoaune le rapporte saint Marc, dut s'informer préalablement du centurion qu il avait eiivoyi', d'après la demande des Juifs, avec des soldats pour avancer la mort de Jésus, s'il était bien mort. Celui-ci le lui certifia, et Pilate fut étonné qu'il fût mort si promptement. Nous demandons encore une fois s'il y a une simple apparence de contradiction dansoesdeux réeits. Il faut avoir les yeux de M. Renan, pour en apercevoir. Afin d'obtenir ce résultat, il siip» pose (p. 430) que Pilate ignorait que des soldats avaient été envoyés pour briser les jambes des trois crucifiés. Saint Jean lui apprend cependant que c'était Pilate qui avait accordé ces soldats aux Juifs. Notre consciencieux écrivain feint dlgnorer ce fait, afin de supposer que le centurion mandé par Pilate n'était pas celui qui avait été mis à la tête du détacliement commandé pour briser les jambes des trois crucifiés. U tenait à mettre

en contradietion dem évangélistes en dénaturant leurs rédtt. Un peu plus d'honnêteté littéraire n'eût pas été superflue.

Dans son chapitre sur la sépulture de Jésus, M. Renan abonde, oomme dans les précédents, en peut-être,

en o/i dit, en probablement^ en toutes espèces de formes dubitatives; il altère autant que possible les récits des évangolistes ; des faits unanimement admis par les quatre historiens do Jésus sont placés artiste^ ment parmi des traditions qui n'ont pas beaucoup d'autorité. Tous ces petits moyens n'avaient «pi'un but : donner à penser que Ton avait fait disparaître le oorps de Jésus, afin de pouvoir dire qu'il était ressuscité. M* Renan renvoie à un futur ouvrage, VBistoire des tgodêres^ l'examen de l'origine des légendes relatives à la résurredhn, (P. 433.) Nous renvoyons donc à la future réfutation de ce futur ouvrage l'examen des observations de M. Renan. Il se contente d'insinuer que Marie de Magdala pourrait bien avoir enlevé le corps de Jésus. Nous prouverons que cette insinuation est dénuée non-seulement de preuves, mais de bon sens ; que Jésus est bien ressuscité, et que ce grand fait historique f mieux établi que tout autre fiêdt de lliistoire, sera toujours la condamnation de ceux qui refiisent de croire à la divinité de Jésus,

GHAPITaE XXVI

9mrt dcii ennemii de Jiémnm,

Nous n'attachons aucune importance à ce chapitre, dans lequel M. E. Renan n'a eu en vue que de contredire les récits évangéliques, en leur opposant quelques apocryphes sans valeur. 11 doute que Judas se soit pendu; que Pilate et Hér(vle aient été punis de Dieu; il relève avec emphase les honneurs dont jouirent Anne et ses enfiints^ quoique oèt Anne ait été le vrai coupable. Qu'importe au fond le sort de Judas? Mais M. Renan ne voulait pas seulement contredire les écrits évangéliques sur son genre de mort, en leur opposant des apocryphes, il voulait insinuer que les premiers chrétiens auraient bien pu le tuer. (P. 438.) Il ne peut citer, pas môme un apocryphe, en faveur de cette idt'e; mais n'est-ce pas assez de sa haine anti-évangélique pour l'autoriser à l'émettre? M. Uenan l'a cru sans doute.

Après quelques lignes sur le sort des ennemis de Jésus, notre académicien passe à l'appréciation générale du christianisme qu'il considère comme le premier triomphe de la révolution. Gela dépend de ce que Ton entend par ce mot élastique auquel on donne des sens si divers. Quand M. Renan l'aura mieux précisé, nous lui dirons si nous sommes de son avis.

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