Ezech. ui
2. Les mots ToÙ xupiou, après Tù cœux, sont omis par l’Alexandrinus, le Vaticanus, mais attestés par la plupart des grands onciaux grecs et par les vieilles versions.
3. Heb. vi, 6. Cf. Heb. x, 29. Esrius, In 1 Cor. xt, 27 : « Quicumque panem hunc aut calicem indigne sumpserit, obnoxius erit pœnae, quantam meretur is qui corpus et sanguinem Christi Domini male et indigne tractaverit, quomodo reus fuit Judas prodilor…, et quomodo rei Iudaei, qui manibus iniectis eum ligarunt » etc.
Éd" nee is ci
Nous pouvons maintenant revenir au passage de saint Paul que nous avions rencontré d’abord :
[X, 14] C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolàtrie. [15] Je vous parle comme à des hommes sages; jugez
. vous-mêmes de ce que je dis.
[16] Le calice de bénédiction, que nous bénissons, n'est- . il pas une communion au sang du Christ? Et le pain, que nous rompons, n'est-il pas une communion au corps du Christ? [17] Puisqu'il y a un seul pain, nous formons un seul corps, tout en étant plusieurs, car nous participons tous à un même pain. [18] Voyez Israël selon la chair : ceux qui mangent les victimes ne participent-ils pas à l'autel? [19] Qu'est-ce à dire? que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose, ou qu'une idole est quelque chose? [20] Von, maïs ce que les païens offrent en sacrifice, ils l'immolent à des démons, et non à Dieu; or je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. [21] Vous ne pouvez boire à la fois au calice du Seigneur et au calice des démons; vous ne pouvez prendre part à la table du Seigneur et à la table des démons.
Ce texte a été interprété si subtilement qu'il n’est pas de trop d'oublier toutes les interprétations qu’on en a données, pour se remettre objectivement devant le texte lui-même, ne voir que lui, mais le voir dans toute son économie vivante, loin de l’écarteler pour donner des sens arbitraires à ses membra disiecta. Ainsi considéré, ce texte apparaît comme une proposition dont l’apôtre donne les raisons démonstratives. Cette proposition est exprimée par le verset 1% : « C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’ido-
Au CR
lâtrie ». Et l'apôtre ajoute immédiatement : « Je vous parle comme à des hommes sages : jugez vous-mêmes de ce que je dis. » En d’autres mots : Je vais vous faire sentir par deux considérations toute la gravité de mon précepte : vous entendrez mes deux arguments, et vous jugerez.
Le premier argument est présenté dans les versets 16-20.
Le second argument, dans les versets 21-22.
Ce second argument nous retiendra peu, parce qu'il est très clair, et que d’ailleurs il est comme un corollaire du premier. Fuyez l’idolâtrie, car vous ne pouvez étant chrétiens boire le calice du Seigneur et le calice des démons, participer à la table du Seigneur et à la table des démons. Voudrions-nous piquer Dieu de jalousie? L’apôtre exprime la contradiction où se placerait le chrétien qui tomberait dans l'idolâtrie en mangeant des viandes sacrifiées aux faux dieux, la même qui consisterait à servir à la fois le Christ et Bélial, Dieu et Mammon, contradiction d'autant plus intolérable que Dieu est un Dieu jaloux. L'expression « calice du Seigneur » et « table du Seigneur » est celle que nous avons rencontrée déjà ! : elle ne nous apprend rien que nous ne sa- w chions. Venons au premier argument.
La proposition à établir est : « Mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie ». En effet, tout repas sacrificiel crée M une xotvovia entre le fidèle qui mange la viande offerte en sacrifice et la divinité, vraie ou fausse, à qui le sacrifice a été offert. Or l’idolothyte a été offert aux démons. Donc l’idolothyte vous fait xowwvos