‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 9 sur 164 · Id · texte numérisé non relu

Id

2, Mat. v, 3.

clame le corps ou le sang d’un autre homme supposé être sa victime. lahvé dit à Ézéchiel : « Quand je dirai au méchant : Tu mourras! si tu ne l’avertis pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je redemanderai son sang de ta main ! ». Ézéchiel serait au regard de Dieu responsable du sang du méchant. De même, semble-t-il, le chrétien indigne sera responsable du sang du Seigneur. En mangeant le pain eucharistique et en buvant le vin eucharistique indignement, il mange et boit sa propre condamnation, parce que, en croyant manger un aliment commun et boire à une coupe ordinaire, il ne discerne pas le corps du Seigneur, dont il va être responsable. Qui « discerne le corps » ? reconnaît ce qu'est l’eucharistie en soi et par rapport à la croix. Les exégètes qui ont identifié ce corps avec l'Église, ont perdu de vue que dans tout le contexte le mot corps s’entend constamment du corps immolé. Le chrétien indigne reçoit le « sacrement » du pain et du vin, et Dieu lui réclame le prix du corps et du sang, comme s’il devenait complice de la crucifixion du Christ sur le calvaire : l’épitre aux Hébreux dira dans le même sens des chrétiens tombés qu'ils « crucifient eux-mêmes le Fils de Dieu * ».

Page 1