In Ioa. homil. XLV, 2, et XLVI
Puit SOUINENT TN TRS
«entendre qu'il faut absolument manger son corps ! »: Le verset Verba quae locutus sum spiritus et vita sunt, caro non prodest quidquam, n’est pas à en= tendre de la chair du Christ, mais du sens charnel que les Juifs donnent à ses paroles ?. ’
Chrysostome donne au langage liturgique issu des Synoptiques et de la première épître aux Corinthiens; son sens le plus littéral, il l’amplifie même par son éloquence. Voici, comme exemple, un passage clas= sique, pris au commentaire sur l’épître aux Cos rinthiens, suite d’homélies prononcées à Antioche (a. 392).
En disant : Le calice n'est-il pas la communication dw sang du Christ? l’apôtre a voulu dire : Ce qui est dans l& calice est cela même qui a coulé du côté [transpercé du Christ], et à cela nous participons… [Et le Christ lui-même semble nous dire : ] Si {u veux du sang, laisse là l'autel des idoles [ruisselant] du meurtre des animaux, et em= pourpre mon autel de mon propre sang. Quoi de plus hor« rible? Quoi de plus aimable ?
.… Pourquoi ajouter : [le pain] que nous romponsà Nous voyons faire cette fraction dans l’eucharistie, tanx dis que sur la croix rien [de pareil], au contraire, car ik est écrit : Vous ne lui briserez pas un os. Mais ce que [le Christ] n’a pas souffert sur la croix, il le souffre pou toi dans l’oblation, et il consent à étre rompu pour rassa® sier tous [les fidèles].
1. In Ioa. homil. XLVII, 1 : … miotwoacôat aÜtoÙs mepè Toy sie PNUEVEY DOTE (A vomibeuv aiviypa Eivar to cipnuévoy xai Tapa6onus, AAN eldévar OTL TavTwS DEL PAyEiv To cou.
2. Id. 2 : où mepi tis éautoù capxèc JéyYwy, WA yévouro, &N@ TEpè TOV capauxds ÈxAau6avévTwy Tà }EYÉLLEVE.