‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 107 sur 164 · Id · texte numérisé non relu

Id

“9, Id. 5. La comparaison tirée de l'idée de l’amour qui dévore, et | l'usage en ce sens du texte cité de Job, se retrouve chez Chrysos- \tome dans In Ioa. homil. XLVI, 8.

Christ, ni non plus dans la rigueur des termes des expressions comme « mettre nos dents dans sa chair ! ». Chrysostome ne s'applique pas à pénétrer le mystère pour l'expliquer, il veut qu'on s'en tienne à l’affirmation du Sauveur, et que le témoignage des sens n’infirme pas celui de la foi.

Il s'exprime ainsi, commentant les paroles de l’institution, dans l’évangile de saint Mathieu :

Rendons-nous à Dieu, en tout, et ne lui opposons aucune difficulté, quand méme son affirmation paraîtrait contraire à nos raisonnements.et à nos sens : que sa parole soit plus souveraine que nos raisonnements et que nos sens. Soyons ainsi devant les [saints] mystères, n'ayons pas de regard seulement pour ce qui est sous nos yeux, mais ayons présentes à l'esprit les paroles du Christ. Son discours est infaillible, notre sens est faillible… Puis donc que le discours porte : Ceci est mon corps, rendons-nous, croyons, voyons le corps avec les yeux de l’intelligence. Car le Christ ne nous a rien donné de sensible, mais dans les choses sensibles tout est intelligible. Ainsi encore dans le baptême : l'eau est donnée en une forme sensible, intelligible seulement est ce qui s'accomplit, la naissance el le renouvellement. Si tu étais incorporel, les dons incorporels te seraient faits dans lewr simplicité, mais l'âme - étant unie à un corps, Dieu te donne l’intelligible dans le sensible 2.

Après donc qu'il a si éloquemment exprimé la réa lité du corps et du sang eucharistique, Chrysostome

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