‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 113 sur 164 · De myst · texte numérisé non relu

De myst

aux lois de la nature. « Quid hic quaeris naturaë ordinem ? »

L'opération étant miraculeuse, Ambroise s’en remet à la toute-puissance de Dieu pour la croire possible, et par conséquent une théorie de la conversion est à ses yeux fort inutile : Ambroise se récuse d'en donner une.

Ainsi Ambroise écrit :

Forte dicas : Aliud video, quomodo tu mihi adseris quod Christi corpus accipiam?.. Probemus non hoc esse quod natura formavit, sed quod benedictio consecravit, maioremque vim esse benedictionis quam naturae, quia benedictione etiam natura ipsa mutatur !.

Le contexte immédiat suggère d'entendre du corps du Christ les expressions : « Non hoc est quod natura formavit.. » Un examen plus réfléchi, au contraire, montre que Aoc est le pain. Ainsi le pain, après la consécration ou bénédiction, n’est plus tel que la nature l'avait constitué : « Natura ipsa mutatur ». Ce point est acquis. Mais qu'est-ce qu'une nature qui est changée sans qu'il en paraisse rien aux sens ? Ambroise: ne propose aucune autre réponse que : C’est un miracle de la puissance divine.

Quant au corps du Christ qui est présent, Am broise ne doute pas qu'il soit identique au corps qui est né de Marie, qui a été crucifié, qui a été mis au tombeau : mais ce corps est dans l’eucharistie à l’état sacramentel : « Vere carnis illius sacramentum est »4 Formule ambiguë. On voudrait que saint Ambroise s’en expliquat plus clairement; mais ici encore il se

Page 1