De myst
cuse, ou plutôt il se borne à nous parler du corps icharistique comme d’un corps spirituel.
Cette affirmation d'Ambroise suffit, à elle seule, à ontrer combien imparfaite est encore l'élaboration > la doctrine eucharistique : il affirme une converon, mais il ne dit pas ce que devient le terminus quo de la conversion, le pain, et il définit le terinus ad quem un « corps spirituel », sans dire comlent la nature du pain peut être convertie en un >rps spirituel.
In illo sacramento Christus est, quia corpus est Christi : on ergo corporalis esca, sed spiritalis est. Unde et Apoolus de typoeius ait : Quia patres nostri escam spiritalem anducaverunt et potum spiritalem biberunt. Corpus enim ei corpus est spiritale. Corpus Christi corpus est divini ïritus, quia spiritus Christus, ut legimus : Spiritus ante iem nostram Chritus Dominus [Thren. IV, 2011.
\Pareilles expressions sont faites pour déconcerter conque chercherait dans saint Ambroise une nsée rigoureusement maîtresse du sujet difficile Welle traite. Ne peut-on même pas dire que saint broise a varié sur ce même sujet? M. Loofs a pris à son compte les doutes, héréditaires chez les éologiens protestants, contre l'authenticité ambronne du De mysteriis : il estime que les difficultés e l’on fait à bon droit, nous le dirons, contre l’au- ‘enticité du Desacramentis, ne sont pas plus fortes e celles qu'il croit que l’on peut faire contre l’auenticité du De mystertis, et qui sont, d’après lui. S contradictions doctrinales sur le sujet de l’eu-
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ÉTUDES D'HISTOIRE. — T. Il. 12
charistie !. L’effort de M. Loofs et des vieux prott tants porte sur un texte du De fide :
Caro mea vere est esca et sanguis meus est potus. C nem audis, sanguinem audis, mortis dominicae sac menta cognoscis, et divinitati calumniaris? Audi dice tem ipsum : Quia spiritus carnem et ossa non habet. à autem quotiescumque sacramenta sumimus, quae ] sacrae orationis mysterium in carnem Seat sanguinem, mortem Domini annuntiamus ?.
Dans ce texte, saint Ambroise répond à une € ficulté présentée au nom du subordinatianisme. Si Christ a dit : « Ego vivo propter Patrem », le Chr dépend du Père, concluent les Ariens.
Ambroise répond que le Christ vit pour le P& en tant que le Christ est homme. Peut-on, en eff rapporter à la divinité ce qui est dit par le Christ sa chair et de son sang? Dieu qui est esprit n’a chair, ni os. Donc, conclut Ambroise, quand il question de vie ou quand il est question de mort, ne peut être question que de l'humanité du Sauve Ambroise incidemment touche un mot des « m0?
dominicae sacramenta », désignant sous cé expression l’eucharistie. Ambroise écrit : « Sacñ menta sumimus », comme plus haut il écrivait : «@ cramentum accipis ». Îl marque, ce qu'il ne fait dans le De mysterüs, le caractère de mémoire W nous avons vu saint Cyprien et saint Augustin firmer si nettement de l’eucharistie, tandis que le De mysterüs il insiste de préférence sur le