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De fide, 1v, 10 (n

ÿ REÉALISME ET CONVERSION EN OCCIDENT. 291

ctère de don de vie! : mais ces deux aspects ne xcluent pas. Ainsi dans l’eucharistie, telle que la urgie la célèbre, nous annonçons la mort du Seiieur, comme dit saint Paul : non pas la mort de sa vinité, mais la mort de son humanité, faite de air et de sang. Voilà pourquoi les « sacrements », st-à-dire le pain et le vin, qui servent à annoncer mort du Seigneur, sont convertis en sa chair et Lson sang par la sainte prière.

Comment Ambroise, qui parlait dans le De mysris de la conversion de la nature du pain et du n, peut-il parler dans le De jide de transfiguration b pain et du vin? Figure et nature ne sont-ils pas rmes contradictoires? — Oui, si la langue eccléstique était dans les premiers ane et même qu'au xu° siècle, une langue fixée et philosolique, mais c’est ce qui n’est point. Ambroise luième ne disait-il pas indifféremment « naturam pertere » et « species mutare elementorum »?

verbe transfigurare, si étonnant que cela ble, est synonyme de convertere. Tertullien Miémoigne, dans un chapitre du traité Adversus axeam, dont saint Ambroise paraît ici dépendre. Werbe s’est fait chair, dit Tertullien : s’est-1l donc averti en chair ou revêtu de chair? « Utrumne { transfiguratus in carne, an indutus carnem ? mo indutus. » La raison en est que Dieu est imlable : « Transfiguratio autem interemptio est Stini : omne enim quodcumque transfiguratur in d, desinit esse quod fuerat et incipit esse quod

4 » S'il y avait transfiguration dans l’incar- | |

(De myst. 47-19.

nation, il n'y aurait plus qu’une nature : « St er Sermo ex transfiguratione et demutatione subst liae caro factus est, una iam erit substantia Le: ex duobus, ex carne et spiritu mixtura quaedam, electrum ex auro et argento". » — On peut conclu le mot transfigurare, pris à Tertullien, est sy nyme du mot convertere dont use ailleurs sa Ambroise.

M. Loofs ne veut pas que, dans ses écrits ind cutés, Ambroise ait jamais affirmé la présence rée du corps réel du Christ, et il renvoie au comm! taire d’Ambroise sur le psaume xxxvinr, où, dit le sacrifice eucharistique est présenté comme « « imago veritatis ». Mais si l’on se reporte au te visé par M. Loofs, on voit que saint Ambroise 4 Hal l'ombre qui est donnée par l’ancienne {

l'image par l'Évangile et l'Église, la vérité par ciel : le fidèle voit les réalités divines « per spa lum », et tel est le sens du mot image. Mais” mage n'est pas vide et irréelle, il s’en faut :

Videmus nunc per imaginem bona, et tenemus imä nis bona. | Vidimus principem sacerdotum ad nos venientem, dimus et audivimus offerentem pro nobis sanguin suum : sequimur ut possumus sacerdotes… Etsi nl re non videtur offerre, tamen ipse offertur i in , quando Christi corpus offertur, immo ipse ofie ne in nobis, cuius sermo sanctificat sacrifiei quod offertur 2

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