ESTIUS, in I Cor. x
2° Paul appliquera à l’eucharistie le même schéma. Si nous voulions donner tout son relief logique à sa pensée, nous l’exprimerions lourdement ainsi : — Voyez Israël selon l'esprit: les chrétiens qui mangent ce qui désormais tient lieu des victimes immolées (Ovotu), ne sont-ils pas xowwvot de ce qui désormais tient lieu du Guotacripuov? Or qu'est-ce qui tient lieu des ôuoix:? C’est la coupe de bénédiction que nous bénissons et c’est le pain que nous rompons. Et qu'est-ce qui a pris la place du bvoracrépuov ? C’est
PE
le Christ crucifié. L'auteur de l’épître aux Hébreux «
dira dans ce sens : « Nous avons un autel (Gucuæorrptov) dont ceux qui font le service du tabernacle n'ont pas la faculté de manger ! ».
Ainsi, saint Paul voit dans le pain et le vin de l'eucharistie la @votx, c’est-à-dire la chair de la victime, qui a été immolée sur l'autel ou 6vouaorñpuov de la croix.
La question qui se pose, à ce point précis du commentaire, est de savoir si, dans l’eucharistie, la manducation de la chair est une manducation réelle, ou seulement représentative : saint Paul ne s'en explique
pas. Mais je note que réelle est la manducation de,
l'idolothyte aussi bien que la manducation de la Guotx du temple, et que pas un mot ne donne à entendre qu'il n’en est pas de même de la manducation de la évoix eucharistique. |
La doctrine de saint Paul, en résumé, affirme avec une égale solennité le baptême et l’eucharistie.