‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 121 sur 164 · Epistul. XCNIII · texte numérisé non relu

Epistul. XCNIII

«— Dans une œuvre tout autre, le Commentaire sur saint Mathieu, expliquant le récit de la cène, Jérôme écrit :

Postquam typicum pascha fuerat impletum, assumit “panem, et ad verum paschae transgreditur sacramentum, ut, quomodo in praefiguratione eius Melchisedech, bsummi Dei sacerdos, panem et vinum offerens fecerat, “ipse quoque in veritate sui corporis et sanguinis repraesentaret !.

M Saint Jérôme ne craint pas, en parlant de l’eucha- Mristie, de se servir du mot éypus, sans pour cela hésiter à appeler le corps eucharistiqueune vérité, etnon une image figurative. La dernière cène est le « mysterium quod in typum suae passionis expressit »; le Mroment et le vin est ce « de quo conficitur panis Domini, et sanguinis eius impletur typus, et benedictio sanctificationis ostenditur ?. » Manifestement Jérôme se rapproche plus de saint Cyprien que de saint Ambroise. Comme Cyprien, il appelle sanctificatio l'opération par laquelle le pain et le vin sont Kconsacrés sur l’autel. Comme Cyprien, il voit dans Icette opération l'intervention du Saint Esprit. Comme Jérôme écrit que grâce au pain le corps du Sauveur test « montré » { panis dominicus quo Salvatoris

Cyprien dit que le sang est « montré » dans le vin “corpus ostenditur). L'archaïsme de Jérôme va plus

| Mvidemus in vino ostendi sanguinem Christi), ainsi

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