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Toutefois le Damascène a corrigé sur un point im portant la pensée de Cyrille d'Alexandrie et tou autant de Grégoire de Nysse. Pour le Damascène, l'eucharistie concourt à l'entretien (sücraa) de notre corps et de notre âme, comme la nourriture ordinaire | fait pour notre corps. Le baptême nous a donné las vie que l’eucharistie entretient. Assurément la défi-« nition de l'effet de l'eucharistie demeure vague, et elle est destinée à le demeurer dans la théologien scolastique à venir : du moins le Damascène a-t-il nettement mis de côté lasupposition que l’immortalité. tiendrait à l'eucharistie’. Il relève les fruits de grâce et de progrès spirituel que la communion doit pro duire dans le fidèle; il relève l’union qu’elle produit du fidèle au corps mystique du Christ; il revient pars là à la pensée paulinienne, en s’éloignant de la pensée johannine trop matériellement comprise partant d'anciens. Il n’en est que mieux à même d’insister sur law vertu vivifante de l’eucharistie, et il peut dire : « Lam chair du Seigneur est un esprit vivifiant, car ce qui est né de l'Esprit est esprit, non pas que je veuille par là supprimer la nature du corps, mais parce que je veux montrer ce qu'il a de vivifiant et de divin?. » L'effet du sacrement ne sera donc pas de donner à la chair du fidèle une immortalité qu'elle n'aurait point autrement : la vivification produite par la communion est une vivification dans l’ordre des mœurs et de la grâce.
Peut-on conclure, avec M. Loofs? « L'Église grecque a maintenant un dogme de la cène: elle enseigne la présence réelle du corps et du sang du Christ