‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 132 sur 164 · De fide orthod., ibid. (p · texte numérisé non relu

De fide orthod., ibid. (p

2, Ibid.

dl CHEZ LES GRECS. 337

dans l’eucharistie après la consécration. Elle a main- “tenant une théorie de la conversion. Car Jean de “Damas qui l’a le premier développée, est demeuré le dogmatiste normal de l'Église grecque. »

Tenons compte que le Damascène n’est qu’un som- -miste impersonnel, et que, d'abord, son enseignement “est celui de son temps. Pour en avoir la preuve, il suffirait de se reporter à ce curieux concile icono- “claste de 754, où les évêques iconoclastes, c’est-à- “dire du parti que le Damascène a combattu, essaient “de définir que l’eucharistie est la seule image auto- “risée, précisément parce qu'elle n’est pas une image. “« Le Christ, en effet, a choisi le pain de l'eucharistie

comme une image non menteuse de sa chair physique, “ce pain étant sanctifié par l'opération du Saint Esprit, et le Christ ayant voulu que ce pain devint corps

divin?. »

| Secondement, bien avant le Damascène, l’affirma- “tion de la présence réelle du corps et du sang était un enseignement acquis.

Troisièmement, la conversion est affirmée par le HDamascène, et cela aussi est ancien : mais avons-nous Nraiment chez le Damascène?, ou chez quelque Grec

Lu 1. Abendmahl, p. 57.

2. MANSt, t. XIIL, p. 264 : °O Geonétns Xouotéc, Otwc xaDdneEp Thy cépza My avéla6s To oixelw xaTà pÜouv Gyaoué € adthc Évwoews Éféwoey, MôLotws Lai Tov Ts eUyaptotias äprov, wc AVEUdT ElxÔvE TAs UouxS Moxpxoc d1ù tic ToÙ you nveümaroc Éniportisewc &yiatémevov, Beïoy low edOdNTE YiveoBar, LLEGLTEUOVTO:... TV GVApOPAV TOLOULEVOU Mepéowz.

1 5. IL n’est même pas inutile d'observer que le Damascène, en même temps qu'il affirme la LLETaToinots OU Conversion, n’a pas lassez nettement répudié les expressions anciennes favorables à lune théorie dyophysite. Nous l'avons vu plus haut écrire que le KGhrist « à uni au pain et au vin sa divinité et en a fait ainsi son WCorps et son sang ». Rigoureusement, le Damascène contredit là sa

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re 4 Pa EN LE 338 CONVERSION ET TRANSSUBSTANTIATION. >

avant lui (l'essai de Grégoire de Nysse mis à part), une théorie de cette conversion? Le Damascèneaffirme cette peramoinouw comme un article de foi et comme un! impénétrable mystère. |

Mais il reste très véritable que le Damascène, dans les termes où il vient de l’exprimer, a formulé la doctrine grecque ne varietur sur l'eucharistie, et que; chose bien remarquable, cette doctrine est en défini tive arrêtée dans les mêmes termes que celle de saint Ambroise. Seulement, tandis que la spéculation théologique des Grecs est finie, chez les Latins, aw contraire, divisée en deux écoles, celle d'Augustin et celle d'Ambroise, elle va instituer au 1x° siècleuné discussion plus approfondie, consacrer le principe de l'identité du corps historique et du corps eucha= ristique, consacrer de même celui de la conversion; et préparer la théorie du mode de cette conversion 14

théorie de la peramoinots. De même (p. 4149), il prend à saint Cyrille d'Alexandrie, comme l’a bien noté le P. Lequien, la comparaison du charbon ardent dont parle Isaïe : le charbon n'est pas simplement du bois, mais du bois uni à du feu. La comparaison est tout à fait cyrilline, à condition de ne l'appliquer, comme fait Cyrille, qu’à l’incarnation. Mais le Damascène l'applique maladroitement à l’eucharistie : oùrw xai Ô Gptos Th xOLWVIAS OÙx GpToc }LTOS ÉGTLV, a vwuEyoc Peornt..

4. Notons que le Damascène, très au fait de la logique aristotélié cienne, connaît mieux que personne la distinction de la substance @ de l'accident. Voyez sa Dialectica, chapitre IV (P. G. XCIV, 536). Maïs il n’introduit rien de cette terminologie dans sa théologie de l’euchæ ristie.

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