‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 142 sur 164 · ANG · texte numérisé non relu

ANG

. Id. 42.

. Chose plus curieuse et nouvelle pour le temps, cette logique em

et du vin demeurent, le pain et le vin n’ont subi en x-mèmes aucune conversion : « Panis et vinum thil habent in se permutatum ‘.» Et, conclut-il, s'il La cependant quelque chose de changé, comme la i le dit, ce sera un changement spirituel :

At quia confitentur et corpus et sanguinem Dei esse, hec hoc esse potuisse nisi facta in melius commutatione, eque ista commutatio corporaliter, sed spiritaliter a sit, necesse est iam ut figurate facta esse dicatur, noniam sub velamento corporei panis corporeique vini Diritale corpus spiritalisque sanguis existit?.

Nous saisissons ici l’équivoque que Ratramne n'a as su éviter et que lui ont peut-être imposée cerins textes mal compris de saint Augustin. Ratramne Yadmet pas de conversion discernible dans le painet vin, c'est acquis. Il admet cependant une présénce elle; il va jusqu'à parler de la substance, c'est-àre de la réalité, du corps et du sang du Christ,

‘omme du terme du changement opéré par la consé-

ante son langage à Aristote. Ratramne écrit en effet: « Omnis peratatio aut ex eo quod non est in id quod est efficitur, aut ex eo od est in id quod non est, aut ex eo quod est in id quod est. » Et il mente : « In isto autem sacramento.. nulla permutatio facta enoscitur » (Cap. 12). Ratramne nie la permutation dans les trois as, pour l’eucharistie. M. Naegle, p.237, a montré que la majeure du Wilogisme était prise au pseudo-Augustin, Categoriae decem ex istotele decerptae (cap. 21, P. L. XXXII, p. 1439) : < Omnis imutatio, quae Leta6o)n graece est, fit tribus modis : aut ex non subtu in subiectum, ut est ortus vel nativitas, quam Graeci YÉVEGLV ant: aut ex subiecto in non subiectum, ut est interitus vel corjo, quam g6oo&y Graeci dixerunt:; aut ex subiecto in subiectum best motus, qui graece x{Yn5:s dicitur. Sed et ipse motus tres spees habet : id est incrementum, imminutionem, commutationem litatis sive loci. »

RATRAMN. 14.

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cration. Ratramne se sert du mot d'Ambroise, il dit” naturam convertere. Ces mots ne doivent pas crée pour nous de confusion, mais pas davantage le m de figure. Chez Ratramne, comme chez saint Augus tin, le terme de figure ne peut s'entendre que di signe sensible; donc quand il parle de figure, nous devons penser au pain et au vin. L’eucharistie, a moment de la consécration, est le siège d’une opér& tion spirituelle : « Commutatio spiritaliter facta » Le pain demeurera subsistant « corporaliter » : ll corps sera présent « spiritaliter. » La notion d'êtr substantiel, dépouillé de ses accidents, est une notio que Ratramne n’a pas. Mais, avec Augustin, il con çoit pour le corps un mode d'être spirituel : « Sal velamento corporei panis corporeique vini spérital corpus spiritalisque sanguis existit ». Or, il es indubitable que spirituel n’est pas synonyme d figure. |

C'est ainsi que, avec Augustin encore, Ratramni compare l’eucharistie au baptême, et il attribue aw deux sacrements une parité d'effet : « Si mystert perpendas virtutem, vita est participantibus se tri buens immortalitatem !. » L'eucharistie n’est don pas un signe nu, mais un signe sacramentel et opé rant, et ce que ce signe donne peut être appelé corp du Christ, sang du Christ, sans être le corps na turel. Aïnsi, à la cène, le Sauveur a pu donne à ses disciples son corps, quoiqu'il n'eût pas e core été crucifié. Il leur donnait ce que saint Je exprime dans les textes du quatrième évangile ont trait à l’eucharistie, un élément spirituel

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