‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 143 sur 164 · RATRAMN · texte numérisé non relu

RATRAMN

ie *. Mais Ratramne est ici victime d’une confusion que certains textes d'Augustin sont de nature à créer, la confusion de la vertu du corps eucharistique avec

gs

être de ce corps. Si le Sauveur n’a donné aux disciples à la cène qu'un élément spirituel de vie, comment peut-on parler de corps et de sang du Christ? Ratramne est donc entraîné à dire que le corps eucharistique est figuratif, et, cherchant dans saint Augus- ‘in une justification, c’est à la fameuse lettre à Boni- Mace qu’il s’attache ?. Ratramne n’a pas compris que là n’est point la pensée fondamentale d’Augustin sur Meucharistie, et qu’on ne saisit qu'un aspect de cette pensée quand on écrit : « Cernimus quod doctor iste Mmysteria corporis et sanguinis sub figura dicit a Videlibus celebrari. » À moins d'ajouter aussitôt que la figure n'existe que dans l'ordre du signe, let que sous la figure, sous le voile du signe, git le mystère. Tel est bien, au fond, l’enseignement de Ratramne :

Ex his omnibus quae sunt hactenus dicta monstratum lest quod corpus et sanguis Christi, quae fidelium ore in MEcclesia percipiuntur, figurae sunt secundum speciem isibilem ; at vero secundum invisibilem substantiam, id est divini potentiam Verbi, vere corpus et sanguis Christi Mexistunt 5.

Reste donc à préciser la nature du corps eucharis- “tique, c'est la seconde partie du traité. Le corps eucharistique est-il le corps qui est né de Marie, Mqui a été crucifié, qui est mort, qui est ressuscité, qui

‘4 4. RATRAMN. 29-31.

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