RATRAMN
2, Id. 62. |
3. Voyez l’épitre dédicatoire, P. L. CXX, 1259, en tête du lrai de Paschase.
théologie s’est établie sur les lignes posées par Paschase, il ne convient pas de surfaire son œuvre comme l'ont surfaite certains critiques récents, au “jugement de qui Paschase, pour l’évolution de la docbtrine eucharistique en particulier, serait ce qu'Origène a été pour l'évolution de la dogmatique en gé- | néral. C’est vraiment beaucoup trop estimer le combpilateur qu'est ce bon Paschase. Son livre, sans doute, est la première monographie théologique qui hait été composée sur l’eucharistie. Mais Paschase hn'est qu'un récapitulateur, lui aussi, comme était Msaint Jean Damascène : nous aurions grand besoin que quelqu'un éditàt son traité, en s'appliquant La déterminer tous ses emprunts; mais aussi bien bcette impersonnalité faisait-elle la force de son blivre.
Paschase, du moins, est un ambrosien convaincu. LSa nouveauté, la seule, est de dépasser Ambroise en affirmant comme une thèse fondamentale ce qu'Am- “broise n’a qu'indiqué, l'identité du corps eucharistique et du corps historique du Christ. Mais cette hthèse, corollaire de la thèse de la conversion, pose Mla conversion comme un miracle, et conduit à en “distinguer nettement le terminus a quo, le terminus vad quem, et, par suite, le moyen terme. M. Harnack dit que Paschase a professé la transsubstantiation ! : Moui et non, et nous allons voir ce que cette affirma- Mtion renferme d’exactitude et d'anachronisme.
“ Analysons rapidement le traité de Paschase Radbert.
Le fondement de la foi à l’eucharistie est la parole