ÉTUDES D'HISTOIRE. — T. II
aut sanguinem, verum nos a carnalibus elevant\ sptritales efficiunt 1. »
La donnée qui est incluse dans ces affirmatior est l'affirmation réitérée de l'identité du corps & charistique et du corps historique. Paschase répud toute connivence avec ce qui pourrait se rattacher une manière « capharnaïtique » de se représenter! corps eucharistique, qui est spirituel. Mais il exprim avec force que ce corps eucharistique, tout spiritue est le même que le corps qui est né de Marie, qi est glorieux dans le ciel.
Quand on cherche quelles raisons ont amené Pas chase à cette affirmation, on découvre vite que I considération de la valeur des paroles consécratoi res « Ceci est mon corps, ceci est mon sang », a d être prépondérante. Les textes du vi chapitre € saint Jean qui, interprétés plus ou moins rigoureus ment, ont eu tant de part à la formation d’une con ception plus vague du corps eucharistique, so rejetés au second plan. pi
Puis, pour rendre plus décisif le sens des parole consécratoires, Paschase fait appel à un argume populaire, qu’il tire des récits miraculeux oùil trou une confirmation éclatante de la présence réelle corps historique. Tel est le miracle que nous avon cité plus haut, et qui est pris à un récit grec s saint Arsène et les pères du désert de Scété ? : récit avait été traduit en latin au vi° siècle par diacre Pélage, vraisemblablement romain. Un seco
4. PAscHAs. XX, 2. Cf. XXI,2: « Ideo fit ut. interior homo noster pi hoc plenius innovetur, et couniatur Christo, non modo morib et vita, verum etiam et unitate naturae per Corpus hinc inde,
in illius forma inveniamur. »