PAscHAS. Op. cit. p
e réalisme « capharnaïtique » n'était pas une éorie viable, mais une représentation populaire, rréfléchie. Restaient en présence d’une part l’affirmaion de Paschase, savoir l'explication de l’eucharistie ar la conversion du pain au corps spirituel du Christ t par l'identité de ce corps au corps historique, et ’autre part la négation de Ratramne, savoir l’explication de l’eucharistie dans l'hypothèse de la permanence du pain, par la présence du corps spirituel du hrist, et la non-identité de ce corps au corps histoique. Entre ces deux explications et les thèses qui es constituaient, nul doute que le sentiment général it été effrayé de la thèse de lanon-identité, et que, au ontraire, la piété ait trouvé toute satisfaction dans a thèse de l'identité. Ce fut, en fait et sans autre orme de procès, Paschase Radbert qui eut gain de ause !.
La liste est longue des autorités que l’on Pas, au x° siècle, au x1°, se rallier à celle de l’abbé de Corbie. L'activité théologique exubérante de la renaissance arolingienne est épuisée : la discipline passe aux mains sévères de Cluny, et Cluny est acquis aux idées de Paschase. Au xr° siècle, Paschase est devenu sur le sujet de l’eucharistie la somme de l'or-
4. Voyez pour le 1x° siècle, à l'appui de notre affirmation, le texte emarquable d'Haymon, évêque d’Halberstadt (+ 853). IL dépend très raisemblablement de Paschase, et il s'exprime plus nettement que ui. « Credimus et Gdeliter confitemur et tenemus quod subslantia Jla, panis scilicet et viui, per operationem divinae virlutis, ut iam dietum est, id est natura panis et vini subslantialiter convertantur in aliam substanliam, id est carnem et sanguinem... Commutat erg
invisibilis sacerdos (ici un emprunt à Fauste de Riez) suas visibiles reaturas in substantiam suae carnis et sanguinis secreta poteslate. In quo quidem Christi corpore et sanguine propter sumentium hororem sapor panis et vini remanet et Ügura, substantiarum natura in corpus Christi et sanguinem omnino conversa; sed aliud renuntiant sensus carnis, aliud renuntiat fides mentis. » P. L. CXVIII, 8146.
thodoxie. Durand de Troarne, dans son traité D corpore et sanguine Domini, après avoir invoqué l'autorité de saint Ambroise, « cuius in Ecclesi catholica post apostolos auctoritas habetur praecipua », invoque celle de Paschase, « Paschasius divini sacramenti scrutator diligentissimus discus= sorque catholicus ! ». Alger de Liège et Anselme d Cantorbery empruntent à Paschase des développe ments entiers, qu'ils mettent, le quiproquo est re marquable, sous le nom de saint Augustin ?. Aux partisans de Bérenger qui se retranchent derrièré des textes authentiques de saint Augustin, Durand de Troarne répond que le saint docteur d'Hippone; fatigué par les labeurs de la composition, n'a pas toujours suffisamment éclairci sa pensée, et qu'ainsi s'explique qu'il soit pour les ignorants une source d'erreur ; que si, par impossible, il avait erré sur un si grand mystère, ce serait bien l’occasion de répéter le mot de saint Paul : Quand un ange viendrait du ciel vous donner un enseignement autre que le mien; qu'il soit anathème *. |
La controverse provoquée par Bérenger (1050= 1079) n’est que la reprise de la discussion ouverte jas dis devant Charles le Chauve. Bérenger systématisé