DURAND. TROARNEN. 6 et 40 (P. L. CXLIX, 4384 et
2. SCUNITZER, p.146. De même Gratien, au xu° siècle, met des textes sur l’eucharistie sous le nom de saint Augustin, qui sont en réalité de Lanfranc, de Paschase, De consecral. 11, 41, 48, 52, 72.
3. DURAND. TROARNEN. 24 (p. 1415) : « Sed dum scribendis libris operose insudat minus se quibusdam in locis explicat, ac per hoc nonnullis minus eruditis atque in sacris scripturis apprime nequæ quam elimatis, aut difficilis videtur, aut non recte intellectus erroris] seminarium fieri probatur. » 25 (2bid.) : « Sed absit ut vir tantae i Ecclesia Christi auctoritatis, de sacramento corporis et sanguinis Christi, aliter quam ipse Dominus tradidit vel ipse eius Apostolu docuit sensisse putetur. »
les idées de Scot Érigène et certaines de Ratramne, tandis que Lanfranc, son adversaire, est l'avocat des idées de Paschase. Les ultra-réalistes entraînés par le cardinal Humbert ne réussissent pas à imposer une formule qui dépasse Paschase !, pas plus que Hildebrand ne parvient à accréditerune attitude deréserve?. Quand, au concile de Rome de 1079, Bérenger signe la formule définitive de la foi que l'Église réclame de lui #, cette formule se trouve adéquate, jusque dans les termes, à la doctrine de Paschase et de son immédiat disciple, Haymon d’Halberstadt.
La doctrine est maintenant fixée, dans l'affirmation de la conversion et de l'identité du corps eucharistique au corps historique. Mais surtout le terme de substance, après avoir admirablement servi à réfuter
4. Je fais allusion à la profession de foi que l’on fit signer par Bérenger, à Rome. en 4059 : « Consentio sanctae Romanae et apostolicae sedi, et ore et corde profiteor de sacramento dominicae mensae eam « fidem tenere, quam dominus et venerabilis papa Nicolaus et haec sancta-synodus auctoritate euangelica et apostolica tenendam tradidit mihique firmavit : scilicet panem et vinum, quae in altari ponuntur, post consecrationem non solum sacramentum sed etiam verum corpus et sanguinem Domini nostri lesu Christi esse, et sensualiter, non solum sacramento sed in veritate, manibus sacerdotum tractari et frangi et fidelium dentibus atteri. >» MAxsSi, t. XIX, p. 900. Dans cette …jormule, rédigée par le cardinal Humbert, relever le terme sensualiter et l'expression dentibus atteri : le stercoranisme n’est pas loin.