S. Tuom. Summ. theol. Pars III, q. LXXV, a
les controverses avec les protestants à qui on entendai ne rien céder. Mais le sentiment scotiste, auquel Mel chior Cano s'était rallié, après Durand, après L Palud, après Ockam !, n’a pas été éliminé de l’ensei gnement, et le cardinel Franzelin accorde que, mêm après les déclarations des Pères de Trente, la con: troverse reste libre ?.
Duns Scot reconnaissait que, pratiquement, la controverse n’a pas lieu de se poser, vu que le sens. donné par l’Église aux paroles de l'institution n est pas douteux depuis le concile de Latran, « ubr expli=s cite ponitur veritas aliquorum credendorum, magis! explicite quam habebatur in symbolo Apostolorum vel Athanasii vel Niceni ». Mais Duns Scot n'igno rait pas que, antérieurement au concile de Latran, les théologiens avaient été divisés sur la question 44 la conversion $. F
Ainsi s'explique que Duns Scot s'applique avec tant de soin à résoudre les difficultés qu'on pouvait faire au principe de la conversion. Il n'hésite pas à reconnaître que la vérité de l’eucharistie pourrait} être sauve sans la transsubstantiation : car, enseigne-t-il, il eût été possible à Dieu de faire que le corps du Christ fût vraiment présent, même si læ substance du pain eût persisté à être sous les acci=
1. Pour Durand, Ockam., La Palud, voyez VAsQuez, In q. LXXY, a. % (Commentar. t. III, [Anvers 1614], p. 132). Vasquez cite également le” card. Pierre d’Ailly, mais celui-ci dépasse de beaucoup le sentiment. de Scot, s’il est vrai qu'il affirme que la conversion n’est pas de fois mais est seulement magis comimunis.— MELCHIOR CANO s'exprime ainsi « Non omnia quae ad doctrinam christianam pertinent, esse etiam-, num in sacris literis expressa. Nam... conversionem panis et vini in corpus et sanguinem Christi.…, non ita expressa in libris canonicis, invenies. » De loc. theol. LIT, 3 (Louvain 4569), p. 481.