‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 36 sur 164 · HOLTZMANN, p · texte numérisé non relu

HOLTZMANN, p

scelle l'alliance !. Ainsi parle M. Holtzmann, en un développement qui gagnerait à être moins obscur, et où nous avons cherché vainement une claire expres: sion de ce qu'était cette alliance définitive, éternelle, et l'expression de la part que Jésus avait dans la conclusion de cette alliance. Au Sinaï, Iahvé parle à Moïse et Moïse au peuple : il y a échange d'une pro: messe, il y a contrat, entre [ahvé et son peuple. A la cène, au contraire, lahvé est silencieux, les disci-| ples sont silencieux, le Christ seul parle : il proclame! l'alliance en son sang, comme si l'alliance était la conséquence de l’effusion du sang, et non pas comme si le sang était le symbole de l'alliance. Il faut allem jusqu’au terme des prémisses posées par M. Holtz= mann : oui, il y a une alliance nouvelle, mais ell n'est pas seulement et symboliquement scellée pa le sang du Messie mourant, elle ést procurée p le Messie mourant.

Nous voici bien loin des rites de l'Exode, pa lesquels un peuple semi-nomade exprimait, le plu solennellement qu'il savait faire, le contrat qui passait avec lahvé : nous sommes introduits par Sauveur dans la perspective d’une pensée dont on voi combien elle s’harmonise avec celle du serviteur d Jahvé, dans Isaïe : « Il a porté nos souffrances, i s’est chargé de nos douleurs... Il a été blessé po nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châti ment qui nous donne la paix est tombé sur lui e c'est par ses meurtrissures que nous sommes gué ris. Îl a plu à Tahvé de le briser par la souffrance... après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché...

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