‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 43 sur 164 · LOISY, p · texte numérisé non relu

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qu'il parle peu après de donner sa chair en nourriture et son sang en breuvage... Rien ne montre mieux que ces subtilités arbitraires le péril du jeu qui consiste à découvrir dans les textes un sens autre que le sens littéral.

Le discours de Jésus sur le pain de vie, est rattaché par l’évangéliste au récit de la multiplication des pains, car il est placé au lendemain de cette multiplication ét il a pour auditoire la foule que Jésus a nourrie la veille et qui l’a rejoint maintenant à Capharnaüm. Mais tandis que le récit de la multiplication des pains était une donnée des Synoptiques, et pareillement le récit de la traversée miraculeuse, la leçon que Jésus va développer sur le pain de vie est propre à saint Jean. Cette leçon est amenée par « un artifice analogue à celui qui introduit la leçon sur la nouvelle naissance dans l’histoire de Nicodème, ou la leçon sur l’eau de vie dans l’histoire de la Samaritaine » : ici encore, « à propos d'une question commune, Jésus énonce un symbole que l'interlocuteur ne peut pas comprendre; il le développe jusqu'au bout, l'interlocuteur comprenant de moins en moins! ».

La foule demande à Jésus : « Maître, quand êtesvous venu ici? » Jésus répond : « Vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés : travaillez en vue d'obtenir, non la nourri-

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