‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 44 sur 164 · LoIsy, p · texte numérisé non relu

LoIsy, p

ture qui périt, mais celle qui demeure pour la vi éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera » (25-27).

Nous pouvons négliger les paroles soit de la foule, soit de Jésus, qui suivent (28-30), pour cette raison que l’enchaînement du dialogue n’est pas ce que l'évangéliste cherche avant tout à rendre, et que les digressions ne lui paraissent pas interdites, pourvu qu’elles le ramènent à parler de son sujet, le pain de vie. La foule ayant rappelé à Jésus la manne donnée au peuple dans le désert, Jésus reprend : «Moïse ne vous a pas donnéle vrai pain du ciel; c’est mon père qui vous donne le vrai pain du ciel; le pain de Dieu est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde » (31-33). Il est clair, ajoute M. Loisy, «il est clair pour le lecteur du quatrième évangile, que Jésus parle de lui-même ! ».

Jésus, en effet, poursuit aussitôt : « Je suis le pain de vie : celui qui vient à moi n’aura pas faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif » (vr, 35). En des termes semblables Jésus avait parlé à la Samaritaine de l’eau vive. La Samaritaine, en effet, avait dit à Jésus : « Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, qui a bu de son eau, lun etses fils et ses troupeaux? » comme la foule dit ici à Jésus : « Nos pères ont mangé la manne dans le désert », sous-entendant : Es-tu plus grand que Moïse, qui nous a obtenu de Dieu cette manne* Jésus répond à la Samaritaine : « Quiconque boit de cette eau » du puits de Jacob « aura soif encore *

mais quiconque boit de l’eau que je lui donnerai, l ;

Page 1