I Cor. x
D. Cf. II Cor. 1V, 11.
serait même personnelle à Paul, comme le marque-
rait la solennité de ’Eyw. Cette interprétation, qui . est celle de tous nos commentateurs scolastiques, saint Thomas, Cajetan, Estius, Corn. a Lapide, Cornely, etc., semble aujourd’hui aux historiens forcer le sens de l'affirmation de l'apôtre. Paul a reçu ce qu'il a transmis : il s’agit dans les deux cas d'une tradition (tæp&ôooc), comme paraît l’exprimer l’addition du mot xat, savoir rapé\x6ov ê xal mapédwxx. En effet, Paul a reçu des paroles qui viennent du Seigneur : Paul les a-t-il reçues directement et du Seigneur en personne ? S'il les a reçues directement, c’est une révélation, une apocalypse. Mais pourquoi supposer pareille intervention miraculeuse, quand rien, dans les expressions de l’apôtre, ne la suggère, et quand l'objet de cette révélation est, en réalité, une donnée de la catéchèse commune? Voit-on saint Paul déclarant qu'il, a connu par une révélation personnelle un fait, comme la dernière cène, qui avait eu tous les apôtres pour témoins oculaires? Quand donc Paul dit qu'il a reçu du Seigneur, il veut dire que ce n'est pas lui, Paul, ni aucun apôtre, qui a formulé le précepte coritenu dans les paroles de la cène. Saint Paul avait dit ailleurs : « J'ordonne, non pas moi, mais le Seigneur » !. Et encore : « En recevant la parole de Dieu que nous avons fait entendre, vous l'avez reçue, non comme la parole des hommes, mais comme la parole de Dieu » ?. Au moment de redire le récit de la cène, Paul marque qu'il a reçu, mais qu'il a reçu ce qui vient du Seigneur. S'il dit éx6, et non zap&, n'est-ce pas pour