‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 54 sur 164 · LOISY, p · texte numérisé non relu

LOISY, p

[54] Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour.

[55] Car ma chair est une vraie nourrilure, et mon san un vrai breuvage.

[56] Celui qui mange ma chair et qui boit mon san demeure en moi, et moi en lui.

Saint Jean présente le Sauveur comme le pai vivant descendu du ciel, et c'est bien là l’idée central du discours de Jésus sur le pain de vie, comme auss bien celle du quatrième évangile-entier. Le discour sur le pain de vie est ainsi avant tout christolo gique.

Mais parce qu’il est christologique, on comprend que l’idée du salut du monde par le sacrifice de Ia chair du Christ y trouve sa place (ÿ 51?). Et puisque cette idée y a été exprimée, on comprend qu'une claire allusion puisse être faite ensuite à l’euchas ristie, qui est un mémorial de ce sacrifice sanglant rédempteur, une participation à la vertu de ce sacri= fice, et donc de l’incarnation.

L’allusion à l’eucharistie revêt des RUE où l’on reconnaît vite les mots mêmes de l'institus tion, telle que la rapportent les Synoptiques et saint Paul : Mangez, ceci est mon corps; buvez, ceci esl mon sang, autant dire : Ma chair est une vraie nour® riture, mon sang est un vrai breuvage, on mange ma chair, on boit mon sang. La pensée est idens tique comme les vecables. Ce qui est propre à saint Jean, c’est l’affirmation de la vie donnée par l'es charistie, affirmation qui est la même, semble-tl bien, que la promesse faite par le Christ de demeurer en celui qui mange sa chair.

Ces affirmations johannines donneront lieu à bic

les contresens, parce que la signification en est subile, obscure, et que, enexprimant un effet de l’eucharistie, elles expriment tout de même un effet de l’in- >arnation !.

4. Pour les chapitres qui suivent, je n’ai eu qu’au moment où je jorrigeais mes épreuves le livre de A. STRUCKMANN, Die Gegenwart Jhristi in der h. Eucharistie, nach den schriftlichen Quellen der vorwzänischen Zeit (Wien 1905), — Ceci soit dit pour a première édition le mon livre (1905).

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