‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 58 sur 164 · Bulletino, 1886, p · texte numérisé non relu

Bulletino, 1886, p

ainsi sa mort! ». Cette explication de M. de Ross est peu convaincante. D'abord, le rapprochement de ce texte du re siècle et de sa paraphrase du rv°, montre que, au 1v° siècle, on avait des préoccupations liturgiques, que nous partageons, mais qui ne sont pas pour autant celles du r°* siècle, et la question n'est pas résolue par là. Quant à supposer une lacune dans le texte de la Didaché, il faudrait que cette supposition s'établit, non pas sur une convenance doctrinale, mais sur l’état même du texte, lequel ne porte pas trace de déchirure.

ME Duchesne, adhérant à une hypothèse de M. Zahn, se refuse à admettre que ce texte soit exclusivement une prière eucharistique. On aurait, en réalité, trois prières : la prière sur le calice et la prière sur le pain seraient des prières pour l’agape. Les mots uerx 10 EuxAnsüva exprimeraient que, l'agape terminée, on procède à l’eucharistie, et la prière qui suit serait ainsi l’analogue de la préface dans la liturgie romaine ?. Cette combinaison ne satisfait pas mieux que celle de M. de Rossi. En effet, l'invocation sur le pain et le calice se termine par une interdiction à quiconque n’est pas baptisé de manger, ni de boire de cette eüyaptotie, car de cette edyaptotiæ, le Seigneur a dit : « Ne donnez pas le saint aux chiens. » Il est bien difficile de supposer que cette interdiction s'applique à un repas commun, et que ce repas ou agape soit appelé edyaptorie et traité de « saint » qu'il ne faut point donner aux chiens.

En y regardant de plus près encore, on a conjecturé que la prière per ro éuxAnc@ävet est un doublet

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