‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 60 sur 164 · Voyez la note de Horr, revue par MURRAY, « Eyaouot!a, es · texte numérisé non relu

Voyez la note de Horr, revue par MURRAY, « Eyaouot!a, es

oteiv », dans le Journal of theological studies, t. III (1902), p. 394- 2. Acta Apostolorum apocrypha (éd. BoNNer), p. 2, t. I (Leip

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», seul ami des hommes, seul sauveur et juste; tot qui jours vois lout, qui es en tout, présent partout, content, remplissant tout!, Christ Jésus, Dieu, Seigneur; 6 | qui par tes dons et par ta pitié protèges ceux qui espént en loi; à loi, qui connais exactement les industries de tre ur ennemi et tous les assauts qu’il complote ntre nous : toi, Seigneur unique, secours tes servileurs ns ta he Oui, Seigneur !

Et ayant demandé du pain, il rendit grâce ainsi : Quelle louange, quelle offrande, quelle action de grâce aoustlx) invoquerons-nous, en rompant ce pain, sinon i seul, Seigneur Jésus? Nous glorifions ton nom dit vr le Père. Nous glorifions ton nom dit par le Füls?. us glorifions ton entrée de la porte?. Nous glorifions à toi la résurrection à nous manifestée par toi. Nous orifions de toi la voie. Nous glorifions de toi la semence, verbe, la grâce, la foi, le sel, la pierre précieuse, le ésor, la charrue, le filet, la grandeur, le diadème, le fils > l’homme qui a élé manifesté pour nous, celui qui nous donné la vérité, la paix, la gnose, la force, la règle, la nfiance, l'espoir, l'amour, la liberté, le refuge en toi*. ur toi seul es, Seigneur, la raison de l’immortalité, et la urce de l’incorruptibilité, et le siège des éons. Et tu as é dit tout cela pour nous, maintenant, afin que, nous, 1ppelant de ces noms, nous connaissions ta grandeur inmnue pour nous jusqu'ici, mais connue des purs et rerésentée dans l'homme unique qui est le tien.

4 Rapprocher le quatrième des Zogia de Grenfell et Hunt.

2, Peut-être réminiscence de Jo. xvn, 6 et 26.

3. Jésus est la porte par où l’on entre, réminiscence de Jo. x,

et 9.

4: Ce développement a été imité par l’auteur des Actus Petri cum

imone (c. 20) : « Hunc Iesum habetis, fratres, ianuam, lumen, viam,

Anem, aquam, vitam, resurrectionem, refrigerium, margaritam, the-

urum, semen, saturitatem, granum sinapis, vineam, arafrum, gram, fidem, verbum : hic est omnia, et non est alius maior nisi ipse; ï laus in omnia saecula saeculorum. Amen. » R. A. LiPsius, Acta tri (Leipzig 1891), p. GS. :

Et ayant rompu le pain, il le distribua à chacun nous tous, à chacun des frères adressant la prière d'ét digne de la grâce du Seigneur et de la très sainte euch ristie. Il y goûta lui-même semblablement, en disant Que cette part me soit avec vous, et la paix avec vor bien-aimes.

Plus d'une obscurité verbale fait tache dans cet invocation au Christ, qui manifestement appartie à une piété gnosticisante. Les johannismes abo dent, mais, à la différence de ceux de la Didach ils sont des réminiscences d'expressions du qu trième évangile. Pareilles réminiscences de par boles des synoptiques : si le Christ est appelé « filet », ou « le trésor », ou « la pierre précieuse on reconnaïtra vite l’allusion. Par analogie il se appelé « la charrue », ou « le diadème », qui sero encore des allusions, mais dont le terme no échappe. Plus loin, ce ne seront plus que de pur abstractions, « la vérité », ou « la gnose », ou « mour », ou « la racine de l’immortalité et la raci de l'incorruptibilité et le siège des éons » : no sommes dans le vocabulaire gnostique, bien loin : la simplicité de la Didache. Mais cette prière q précède la fraction du pain et qui lui est étroiteme associée, — les premiers mots en font foi, — ne co: tient pas d’allusion au mystère du corps et du sar du Christ.

Ainsi conçue, c'est-à-dire comme une prière a tour de la fraction du pain, l’action de grâce de Didaché reconquiert son caractère natif. Nous n! vons plus lieu de nous surprendre que les parol de l'institution n'y soient pas reproduites, ainsi q s'en scandalise M. Andersen. Encore moins seron

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nous tentés de dire comme lui : « Il n’y a aucun mysticisme dans ces prières ». Car le pain n'est-il bas « le saint », celui qui doit être donné aux seuls baptisés, celui qui ne doit pas être jeté aux chiens? Et qu'est-ce que la « nourriture spirituelle », et le « breuvage » qui est associé à cette nourriture spiituelle, et la « vie éternelle » qui est associée à :ette nourriture et à ce breuvage ? Ne sont-ce pas là iutant de johannismes, et que veut-on de plus « mysique » que ces expressions si étroitement apparenjées à celles du sixième chapitre de saint Jean? VI. Andersen écrit : De ce que l’on applique au pain t au vin la parole : « Il ne faut pas donner le saint iu chien », on ne peut pas conclure que le pain et e vin sont la chair et le sang du Christ. Soit, encore st-il que ce pain et ce vin sont quelque chose de lus que du pain et du vin ordinaires.

L'eucharistie est si peu un simple repas que la Didaché en parle comme d’une oblation (bucta). « Le limanche, dit-elle, rompez le pain et rendez grâce, onfessant vos péchés d’abord, afin que pure soit otre oblation! ».

Assurément la notion de l’eucharistie-sacrifice, qui st exprimée dans les épitres de saint Paul, n'est as reproduite ici par la Didaché. Qu'est donc la voix dont elle parle? J'ai peine à ne pas l'identifier vec l’action de rendre grâce, considérée comme un sacrifice de louange que la communauté offre à Dieu jar la voix de l’évêque ou du prophète, mais à lajuelle il n’est personne qui ne s’associe. Et donc il

4. Didach. xiv, 1. Dans le De aleatoribus (1. 4), ces derniers mots lé la Didaché sontr employés sous cette forme : « .… ne inquinetur timpediatur oratio vestra ».

faut que dans l'assemblée il ne se rencontre aucun conscience qui ne soit pure. On retrouverait aisé ment dans cette pensée l'influence de la parole évan gélique : « Si, lorsque tu présentes ton offrand (36pov) à l'autel, tu te souviens que ton frère a quelqu chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’a tel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère !. Et, en effet, la Didaché écrit, à la suite des mot que nous avons cités : « Quiconque a un différen avec son ami, qu'il ne se joigne pas à vous, ta que la réconciliation n’est pas faite, de peur qu votre fusix ne soit profanée : va u xoww07 ñ Guot üuov ?, » Mais l'influence de cette parole évangé lique n'est pas la seule, car les mots xabapà bvoix révè lent une allusion à Malachie, 1, 11 : « En tout lieu on offre à mon nom une oblation pure. » Le verse de Malachie est cité là textuellement par la Didaché *

L'offrande ou Gvsia dont il est ici question es celle qu'offre à Dieu le cœur qui prie, à conditia d'être pur. Les fidèles purifieront donc leur cœut en quittant tout ressentiment, en détestant leur fautes par une contrition publique : tant vaut Î conscience, tant vaut la prière qu'elle offre à Dieu Le Pasteur d'Hermas enseigne que la prière d l’homme chagrin n’a pas la vertu de monter su l'autel de Dieu “. La Didaché vraisemblablement es dans le même sentiment *.

Mat. v, 23-24.

Didach. xiv, 2. !

. Didach. 4 É ‘ . Mand. x, 3, 2.

. L'interprétation des critiques et des théologiens qui enter NE) de toute l’action eucharistique, est une interprétation plat sible aussi. Cf. HENNECKE, p. 279 et STRUCKMANN, P. 18.

CENT se

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Ces nuances de sens du mot @uoix n’importent . d’ailleurs pas essentiellement à notre thèse : que dans la Didaché, l'eucharistie soit seulement un sacrifice de prière, cela suffit à montrer combien est peu fondée l'opinion qui n'y voudrait voir qu’un repas.

La même critique, dont nous avons vu le radicalisme au sujet de la Didaché, entend pratiquer la même exclusion à l'égard des épîtres ignatiennes. Si l'on en croyait M. Andersen, en aucun des textes qu'on a coutume d’alléguer, il ne serait proprement parlé de l’eucharistie au sens que prendra plus tard ce terme. Saint Ignace aurait considéré le pain de la fraction du pain comme un symbole de participation au corps du Christ qui est l'Église, le calice comme un symbole de participation à la nouvelle alliance procurée par le sang du Christ. Et si quelques expressions paraissent dépasser cette conception et en préparer une plus réaliste, cela tiendrait à ce que saint Ignace parlant de l'Église insiste plus fortement sur son unité, unité qu'il tient pour réelle à raison de la réalité de la chair historique du Christ, ceci contre le docétisme !.

Nous concéderons volontiers que rien n’est malaisé comme de ramener à une définition claire les expressions multiples auxquelles saint Ignace a lié idée de l’eucharistie. Les images dont use saint Ignace, et dont souvent il est le seul à avoir usé,

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