Id
l'évêque a prononcé la prière eucharistiante, n sont plus ‘du pain et du vin ordinaire, le « cibum promiscuum et innoxium » dont parlaient à Plin les apostats interrogés par lui‘. Ils sont plus qu'une chose sanctifiée comme pourrait l'être une victime offerte sur l'autel du vrai dieu : la pensée de Justir n'a rien de lévitique. Elle juge de l’eucharistie pa analogie avec l’incarnation. Jésus a eu une chair e du sang, pour notre salut, et il a eu cet être physique: il a été incarné, par une parole de Dieu, le Verbe
Trois affirmations dogmatiques : réalité de la chan et du sang du Christ; cause finale de cette réalité le salut des hommes; cause efficiente de cette réalité: la parole de Dieu. Justin applique le même schéma à l’eucharistie : réalité de la chair et du sang du Chris dans l’eucharistie, comme dans l'incarnation ; cause finale de cette réalité, la nourriture à donner à notré chair et à notre sang; cause efficiente, la prière que nous tenons de Jésus.
La dogmatique immanente aux assertions du Nouveau Testament est maintenant comme précipitée par une foi qui veut s'affirmer nettement, simplement. Cette cause efficiente, en effet, c'est ce que la scolastique appellera la forme sacramentelle & l'aliment est eucharistié par la formule de prière qui vient de Jésus : à sys koyou toù map” aÜroù ed yapiorneca pop. Jésus a rendu grâce, comme l'évêque rend grâce : cette action de grâce est la formule de prière que nous avons reçue de Jésus. |
Mais l'effet de cette formule de prière est claire= ment exprimé : car le pain et le vin sur lesquels