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tier et l'habitant comme une seule maison, n’ayan qu'une âme, qu'un cœur, qu'une voix », quelqu diverses que soient les langues parlées, soit chez le Germains, soit chez les Ibères, soit chez les Celtes soit en Orient, soit en Egypte, soit en Libye‘. L’u nité de foi, si fortement exprimée par Irénée pou toute la catholicité, ne donnera que plus d’autorit aux articles qu'il attestera de cette foi.
L'analyse de la doctrine eucharistique d'Iréné met en présence des mêmes éléments que nous avion trouvés dans saint Justin : une liturgie formée et 1 réalisme dans cette liturgie.
Que le ministre de l’eucharistie soit l’évêque, c'es ce qu'il faut conclure de la lettre adressée par sain Irénée au pape Victor sur la question de la pâque L'unité de foi, aux yeux de saint Irénée, n’est réelll et ne doit s'imposer que pour l'essentiel de la foi les églises peuvent donc différer en des observance aussi accessoires que les jeùnes, ou même la dati pascale. Ainsi s'explique pour Irénée le fait que Polycarpe étant venu à Rome du temps d'Anicet tous deux se donnèrent dès l’abord le baiser de paix bien que Polycarpe fùt quartodéciman. « Ni Anice n’essaya de persuader à Polycarpe d'abandonner un pratique qu'il avait toujours gardée et qu'il tenait son commerce avec saint Jean, le disciple du Sei gneur, et avec les autres apôtres ; ni Polycarpe n'es saya d'entraîner Anicet, celui-ci disant qu'il devai garder la coutume des presbytres qui l’avaient pré cédé. En cet état de choses ils communiquèrent lu avec l'autre, et, dans l’église, Anicet céda à Poly
1. Contra haer. I, x,1-2. Se rappeler les élans de saint Ignace vi 1 cet idéal d'unité.
jarpe la consécration eucharistique, pour lui faire 1onneur !. »
Les termes d’Irénée sont exactement ceux-ci : àv ExxAncia tapsywpnosy 6 ’Avixntos thv ebyaptotiav t& [louxäonw xav évrporhy Onhovort. L'’évêque romain a oulu faire honneur à l'évêque smyrniote. Il serait lors de propos de supposer que, pour atteindre ce ésultat, l’évêque romain a admis l’évêque smyrniote | la communion, car il l'aurait, dans cette hypothèse, raité comme un simple fidèle. L’honneur fait à olycarpe doit être autre : Anicet l'invite à célébrer eucharistie à sa place dans l'assemblée des fidèles le Rome. Il ne pouvait pas lui donner une preuve lus manifeste de leur parfaite entente. Aïnsi l’a ompris Rufin dans sa traduction d'Eusèbe, quand | traduit le passage que nous venons de citer : » Communicarunt sibi invicem ita ut cederet Anietus Polycarpo etiam sacerdotali ministerio hojoris dumtaxat contemplatione perfungi ?. » Rufin amplifié les termes d’Irénée : au lieu de « euchaistie » il dit « sacerdotale ministerium ». Deux iècles de différence ont changé la langue ecclésiasque, mais le sens n’est pas douteux. Et où sera honneur fait par Anicet à Polycarpe, si la célération de l’eucharistie à Rome n’est pas un office ropre à Anicet?
“La même lettre de saint Irénée donne une indiation obscure, mais du même ordre. Voici le pasage :
Les presbytres qui avant Soter ont présidé à l'église que
M Euses. H. E. V, 24, 16-17.