Contra haer. IV, X\I
2. Id. IV, xvn, 5 : « suis discipulis dans consilium, primitias Deo offerre ex suis creaturis, non quasi indigenti, sed utipsi nec infruc- Mn tuosi, nec ingrali sint.» — Ibid. : « [oblationem] Ecclesia offert Deo, Lei qui alimenta nobis praestat, primitias suorum munerum.…. » — xvur, 4 et2 : « Offerre oportet Deo primilias eius creaturae.. Sacrificia in populo [Iudaeorum)], sacrificia et in Ecclesia, sed species immutata est tantum, quippe cum. iam non a servis, sed a liberis offeratur. » 3. Id. IV, xvin, 6.
gratos inveniri fabricatori Deo, in sententia pura, et fide sine hypocrisi, in spe firma, in dilectione ferventi, primilias earum quae sunt eius creaturarum offerentes. Et hanc oblationem Ecclesia sola puram offert fabricatori, offerens ei cum gratiarum actione ex creatura eius !.…
On est surpris de voir la chair et le sang du Christ ne pas être présentés par Îrénée comme la victime offerte. On ne l’est pas moins qu'Irénée parle des prémices de la création, le pain et le vin, comme si dans l’eucharistie le pain et le vin subsistaient et pouvaient être théoriquement distingués de la chair et du sang. Le réalisme d’Irénée qui n’est pas douteux, s'est-il expliqué pour lui par une « transmutatio » qui n’annihilait point le pain et le vin, une « transmutatio » analogue à celle qui se produit dans l'olivier sauvage que l’on greffe? C’est ce que l’on ne saurait affirmer, et la question reste énigmatique ?.
L'épigraphie chrétienne ajoute son témoignage à celui d'écrivains comme Justin et Irénée. En première ligne il faut citer une inscription contemporaine d'Irénée, l’épitaphe d’Abercius, épitaphe dont l’histoire a été faite trop de fois en ces dernières années pour que nous ayons à la recommencer ici, et dont