Acta Thomae, 120-121 (p
re 168 LE RÉALISME AU SECOND SIÈCLE.
confirmé, afin que toutes les âmes qui y auront par soient libérées de leurs fautes ! » Puis l’apôtre romp le pain et le distribue à Siphor, à sa femme et à st fille !. — Mais qu'il soit fait usage d’eau ou de vin l’eucharistie n'en est pas moins un don surnature
et un opus operans analogue au baptême.
Une dernière description sera plus explicite encore. L'apôtre a baptisé Vazanos d’une onction d'huile comme nous l'avons vu faire pour Mygdonia ; puis après l’immersion, l’apôtre « prend un pain et uné coupe, qu’il bénit en disant : Ton corps sacré cruci fié pour nous, nous le mangeons; et ton sang versé pour notre salut, nous le buvons. Que ton corps soit pour nous le salut, et ton sang la rémission de nos péchés... » L'apôtre rompt alors le pain et le donne à Vazanos et à ses compagnons en disant : « Que cette eucharistie soit pour le salut, la joie, la santé de vos âmes ». Les'communiants répondent Amen: Et une voix se fait entendre qui répond : « Amen, ne craignez pas, mais croyez ?. » Au milieu de tout ce galimatias gnostique, le réalisme se retrouve, et dans des termes plus forts encore que ceux de saint Justin : To cou oov ro &ytov To dép AuGv Da écbtouev, xal To alu cou To Ütép fuœv EXYUOËV Eic cwrnpiav rvouev j
Toutefois, à côté de ce gnosticisme populaire, il en est un autre plus relevé, et qui, alors même qu'il ne se dégage pas des mauvaises cosmogonies, nê