I Cor. xi
noncez, comme a traduit Luther. Mais : Vous annoncez, l'institution est établie. Vous annoncez la mort rédemptrice du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne, jusqu’à la parousie. Vous annoncez la mort, non pas au sens d'annoncer un événement futur, évidemment, puisque l'événement est passé; mais dans le sens de célébrer, de redire, de rappeler, dans le sens de TOUTE eic TAV GVALYNoLy.
Saint Paul poursuit :
C’est pourquoi celui qui mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement, sera responsable du corps et du sang du Seigneur. Que l’homme donc s’éprouve soimême, et qu’ainsti il mange du pain et boive de la coupe : car celui qui mange et boit [indignement], mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne pas le corps [du Seigneur].
Paul enseigne que la participation du chrétien à la cène dominicale doit être pour chaque chrétien l’occasion d’un examen de sa conscience, de peur de participer à la cène avec une conscience souillée, ce qui serait « manger le pain ou boire la coupe indignement ». Ces prescriptions rappellent celles que nous lisons en saint Mathieu : « Si tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi *.. » La participation à l’autel et au sacrifice du Temple est un acte auguste : la participation à la cène dominicale le sera plus encore.
Être responsable du corps et du sang du Seigneur, c'est être dans le cas d’un homme à qui Dieu ré-