Mystag
2, Abendmahl,p.53. ,
3. Cf. Mystag. IX, 3 : ‘Qonep yap 6 Gproc This Edyapiotiac, LETÈ TV EmixAnoty Toù you Ilveÿuaroc, oùx Éte pros durée, GX cœua pioroë, oÙtw xai To Gyuoy Toùro pÜpov oùx Et WG, où bç àv Amor tic xouVoy pet’ érixhnoiv, &Q proto yapioua, KA TVEUUATOS fou rapoucia This œÜTou Bebtnros Évepynrexov yuvôpevoy… Kai To Y gouvouévo LÜpw To cœua Zoietar, T® OÈ Gyiw Ha dopéTw RvEÜft À Vuyn dyralerar. (Je cite le texte revisé de H. LIETZMANN, Liturgische Texte, 1 [Bonn 1903]).
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On ne peut pas hésiter à reconnaître chez Tertullier la persistance du langage réaliste si frappant a second siècle. L’eucharistie est pour lui une chos sainte (sacramentum) au même titre que le bap: tème !. Elle est administrée par l’évêque qui préside l'assemblée liturgique, etles espèces en sont si sain: tes, que l’on tremble d’en rien laisser tomber à terre « Calicis aut panis nostri aliquid decuti in terran anzxie patimur?. » L'eucharistie produit un effe spirituel en celui qui communie. Avant son bap tème, l’homme, comme l'enfant prodigue au miliea du troupeau de porcs, est privé de la nourriture vë tale (vstalis escae) que le pain céleste donne à ceux qui sont dans l'Église. Mais sitôt qu'il est baptisé il est nourri de la graisse du corps du Seigneur « Opimitate dominici corporis vescitur, eucharistit scilicet . » Car l'eucharistie est appelée par Ter tullien le « corps du Seigneur * ».
. Adv. Marcion. IV, 34.
. De corona, 3.
. De pudicit. 9. Cf. Praescr. 36.
. De orat. 19. De idol. 7.
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AFRICAINS. 213 : Tertullien est aux abords du mystère eucharistique : « Caro corpore et sanguine Christi vescitur ut et anima Deo saginetur ! ». Cette affirmation prend place dans un développement où Tertullien vise à montrer la solidarité de l’âme et du corps dans le salut ; le corps est lavé au baptème, pour que l'âme soit purifiée; le corps est oint, pour que l'âme soit consacrée; le corps est nourri, pour que l'âme Soit engraissée.. L’eucharistie est donc, comme le baptême ou la confirmation, un signe conférant un don surnaturel. Mais qu'est-ce que le corps et le sang du Christ par rapport au pain et au vin? Peut-on dire que Tertullien n’a conçu le corps et le sang que comme figurés par le pain et le vin? Là est le point controversé.
| Voici un premier texte, pris au De oratione dominica et au commentaire que Tertullien y déveoppe de la demande du pain quotidien. Le pain que le fidèle demande à Dieu n'est pas le même que le ain que les infidèles attendent, car le pain des fidèles, c’est le Christ. Le pain quotidien doit donc être entendu spirituellement.
Spiritaliter potius intellegamus. Christus enim panis moster est, quia vita Christus et vitae panis,.… tunc quod et corpus eius in pane censetur : Hoc est corpus meum. Itaque petendo panein cotidianum perpetuitatem postulamus in Christo, et individuitatem a corpore eius 2?
Le Christ est pain de vie, nous recevons du Christ la vie, et donc demandons-lui de ne jamais cesser de vivre en lui : « Perpetuitatem postulamus in
| 4. De resurr. carnis, 8.
| 2, De orat. 6 (éd. REIFFERSCHEID-WissoWA [Vienne 1890], p. 184).
Christo. » Mais le pain eucharistique est aussi son corps, et donc demandons-lui de n’être jamais separé de son corps : « /ndividuitatem a corpore eius. »
On a infiniment discuté sur les mots : « Corpus eiusk in pare censetur ». On a fait valoir que le mots censetur pris au langage du droit, est syno-M nyme de est : je le veux bien, à cette condition» que nous mettions la nuance de « par définition » !. Nous disons donc : le corps du Christ est par défini-« tion dans le pain. Et assurément cette formule, si on l'entend du corps eucharistique du Christ, laisses à désirer à qui cherche une bonne formule de la con … version. Toutefois la difficulté n’est pas là, dans les sens de censetur, mais sur le point de savoir SM corpus eius doit s'entendre du corps eucharistique» ou du corps mystique, qui est l'Église. Est-ce, en effet, du corps eucharistique qu'on peut entendre les mots qui achèvent la pensée : : « Individuitatem a corpore eius »? Je n’oserais pas me prononcer. É
Voiciun second texte. Tertullien argumente contres Marcion, qui veut que la nature soit l'œuvre d'une» puissance différente de Dieu. Ne voyez-vous pas écrit Tertullien, que notre Dieu fait usage des élés ments que ce démiurge créateur est supposé avoirs créés? Notre Dieu ne considère donc pas la créa tion comme à réprouver. Il se sert d'eau pour bap= tiser, d'huile pour confirmer, de miel et de laït pou» initier, de pain pour présenter son corps : « Panem.
4. Adv. Prax. 5 : « Tu Deo, cuius tu quoque imago et similitudo censeris. » Id. 29 : » Cum duae substantiae censeantur in Christon Iesu, divina et humana. » Adv. Marcion. IN, 34 : « Aeque adulter censetur qui dimissam a viro duxerit. » De baptismo, 5 : «a Imago in" effigie, similitudo in aeternitate censetur, » c
E, ipsum corpus suum repraesentat !. » Assurément, le verbe repraesentare n'a pas le sens du mot français représenter : il signifie rendre présent, Loffrir, présenter. Ainsi le second avènement du Christ sera une « secunda repraesentatio? ». Le Père avait promis le Fils par la parole du psalmiste : Filius \meus es tu, ego hodie genui te; au Thabor, le Père redit cette parole et Tertullien peut écrire : « /taque iam repraesentans eum : Hic est filius meus, lutique subauditur quem repromist ?. » Le Père l'avait promis, maintenant il le présente. Ainsi à la cène le Sauveur présente son corps, et de même dans l’euicharistie. Repraesentare n’a rien de symbolique.
h Voici un troisième texte, plus difficile. Marcion, fidèle au docétisme, ne concevait pas la passion comme réelle. Tertullien lui objecte le texte du psaume : Dominus regnavit a ligno, qu'il rapproche tdu texte de Jérémie : Venite mittamus lignum in \panem eius . Qu'est-ce que ce pain, demande Tertullien, sinon le corps même du Christ?
.… In panem eus, utique in corpus. Sic enim Deus in “euangelio quoque vestro revelavit panem corpus suum lappellans, ut et hinc iam eum intellegas corporis sui figuram pani dedisse, cuius retro corpus in panem prophetes figuravit, ipso Domino hoc sacramentum postea interpretaturo *.
Donc dans l’évangile de Marcion on lisait le récit