‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 93 sur 164 · Id · texte numérisé non relu

Id

tendi sanguinem Christi. Quando autem in calice vino ua miscetur, Christo populus adunatur et credentium ebs eiin quem credidit copulatur et iungitur.. Sic auhe: sanctificando calice Domini offerri aqua sola non test, quomodo nec vinum solum potest. Nam si vinum ntum quis offerat, sanguis Christi incipit esse sine no- 5, Si vero aqua sit sola, plebs incipit esse sine Christo. 1ando autem utrumque miscetur et adunatione confusa ji invicem copulatur, tunc sacramentum spiritale et eleste perficitur {.

Ce que Cyprien dit du vin coupé d’eau, il le dit de Êême du pain, qui est un mélange de farine et d’eau :

Quo et ipso sacramento populus noster ostenditur natus, ut quemadmodum grana multa in unum cola et conmolita et commixta panem unum faciunt, sic \Christo qui est panis caelestis unum sciamus esse cor- Is, cui coniunctus sit noster numerus et adunatus?.

On est amené par des textes pareils à poser pour int Cyprien la même alternative qui se posait ur Tertullien : comment accorder ce symbolisme lec l'indéniable réalisme constaté au début? Parleran ici encore d’une contradiction intérieure à la nsée de Cyprien? N'est-ce pas plutôt que le mbolisme s'entend du signe, et que le réalisme sntend du don surnaturel invisible que le signe MFte avec lui? On conçoit alors comment saint prien peut concilier ces développements d’appa-

ice contradictoire.

PAId. 13.

Ibid.

La doctrine de saint Augustin sur l’eucharistie été jusqu'ici pour nos théologiens une doctrine d plus difficiles à coordonner en soi d’abord, puis à me tre d'accord avec celle d'un saint Grégoire de Nyss d'un saint Ambroise, d’un saint Jean Chrysostom Si, au contraire, on consent à la situer dans sa tr dition propre, qui est la tradition d'Afrique, on d couvre aussitôt que la pensée augustinienne se m dèle fidèlement sur celle de Tertullien et de Cyprie dont elle est seulement un état plus réfléchi et ph développé.

Et d’abord, la sainteté de l’eucharistie soulève question de la communion fréquente. « AZü cotia communicant corport et sanguin dominico, à certis diebus accipiunt; alibi nullus dies intermi titur quo non offeratur, alibi sabbato tantum et d minico, alibi tantum dominico". »

En Afrique, on discute le point de savoir si l’on dc communier chaque jour, ou s’il ne convient pas « communier moins fréquemment pour communi plus dignement. Augustin suppose un partisan de communion rare et lui fait exprimer la raison de s sentiment, qui est que « l’on doit choisir les jours où l’homme est plus pur et plus continent, pour s’ procher dignement d’un sacrement si auguste, « q ad tantum sacramentum dignus accedat ». Au c traire, le partisan de la communion fréquente poste : Si le mal est si grand qu'il faille différer

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