Epistul. LIV
ls remèdes, ce n’est pas de lui-même et sur le verict de son propre arbitre que le chrétien devra 'abstenir de communier, mais il devra recourir à évêque, se faire imposer une pénitence, puis se ire réconcilier : ou bien, si ses fautes ne sont pas >lles qu'elles réclament le traitement pénitentiel, il oit communier tous les jours : « S? tanta non sunt t excommunicandus quisque homo tudicetur, non e debere a cotidiana medicina dominici corporis parare. » Augustin ne veut pas trancher la queson, car il estime que l’un et l’autre chrétien ne erche qu'à honorer le sacrement : « Neuter enim rum exhonorat corpus et sanguinem Domini, sed aluberrimum sacramentum certatim honorare conndunt'. » Saint Cyprien ne s’exprimait pas diffémment sur la sainteté du sacrement.
Le sacrement est constitué par un élément matéel, le pain, le vin, et par la sanctification de cet ément : Cyprien et Augustin pensent de même.
our présenter la pensée de saint Augustin, je prends on sermon À d infantes de sacramentis, sermon pour jour de Pâques :
“Promiseram vobis qui baptizati estis sermonem quo exnerem mensae dominicae sacramentum, quod modo iam videtis, et cuius nocte praeterita participes facti
Debetis scire quid acçepistis, quid accepturi estis, quid tidie accipere debeatis.
“Panis ille quem videtis in altari, sanctificatus per verm Dei, corpus est Christi.
MCalix ille, immo quod habet calix, sanctificatum per erbum Dei, sanguis est Christi.
MW Id. 4.
Per ista voluit Dominus Christus commendare corpu et sanguinem suum quem pro nobis fudit in remissioner peccatorum.
Si bene accepistis, vos estis quod accepistis. Apostolu enim dicit : Unus panis, unum corpus multi sumus.. Commendatur vobis in isto pane quomodo unitatem amar debeatis. Numquid enim panis ille de uno grano factu est? Nonne multa erant tritici grana? Sed antequam a panem venirent, separata erant : per aquam coniunct sunt.. Efficimini panis, quod est corpus Christi. Et ide unitas quodam modo significatur!.
Mettons d’abord à part l’idée développée par Au gustin dans ces dernières lignes (Si bene accepistis etc.), élévation morale sur l’eucharistie considéré: comme symbole de l'unité de l'Église. Si tout sacre ment est un lien destiné à unir les fidèles les un: aux autres en un corps qui est l'Église, l’eucharisti est par excellence un lien de cette nature. « © signun unitatis ! o vinculum caritatis ?| » Déjà le baptèmt avait une signification pareille : il était l’eau qui ser à pétrir le pain. De même la confirmation était le fer qui sert à cuire le pain. Les baptisés deviennent ains le pain : « Æfficimini panis… » Et ce pain, l'Église est le corps mystique du Christ.
Mais cette moralité, qui s'entend et du baptême et de la confirmation, est pour ces sacrements, e tout autant pour l’eucharistie, une signification d’ar! rière-plan. L'eucharistie, assurément, suggère l’idé du corps mystique et Augustin est revenu maintes foi à cette considération éloquente *; l’eucharistie a ce