‹ E?tudes d'histoire et de the?ologie positiveChapitre 96 sur 164 · Epistul. CXXXVIIL · texte numérisé non relu

Epistul. CXXXVIIL

k. De doctr. christ. III, 13.

5. Contra Adimant. XII, 3 (éd. ZvcuaA [Vienne 1891], p. 140).

sanguinis sui figuram discipulis commendavit et tradidit\ ».

Autant en peut-on dire de l'expression 72emoria. L'eucharistie n’est pas seulement le signe du corps localisé actuellement dans le ciel, mais aussi le signe de ce corps en tant qu'il a été immolé sur la croix. Par là le signe devient un souvenir. Les Hébreux, en offrant des sacrifices, célébraient en prophétie la victime que le Sauveur a offerte : « Prophetiam celebrabant futurae victimae quam Christus optulit. » Et comme le sacrifice du Christ est unique, le sacrifice que les chrétiens offrent à Dieu n'est qu'un rappel de ce sacrifice unique : « Unde iam Christiani peracti eiusdem sacrificii memoriam celebrant sacrosancta oblatione et participatione corporis esanguinis Christi?. » Saint Cyprien professait, on s’en souvient, la même doctrine. Augustin en donne une formule plus concise encore : « Auius sacrificit caro et sanguis ante adventum Christi per victimas similitudinum promittebatur, in passione Christi per ipsam veritatem reddebatur, post ascensum Christi per sacramentum memoriae celebratur *. » La sanctification du pain et du vin a pour premier effet de faire de ce pain et de ce vin un sacramentum memoriae, un signe qui remémore.

Mais jusqu'ici Augustin s’est confiné dans la catégorie du signe. Il vient maintenant au don lié au signe et d’abord à l'effet de ce don. « Accipimus visibilem

4. Enarr. in ps. III, 4. Certains mss. ont corrigé figuram en mysterium.

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