MONSIEUR LE CONSEILLER D'ÉTAT
Je ne conserve aucun doute sur l'impression qu'aura laissée dans votre esprit la lecture des considérations qui précèdent.
Tous aurez reconnu que cette levée de boucliers et cette espèce d'émeute, dirigées contre les projets de la Ville, ne s'écartent point des procédés ordinaires de l'opposition.
Attaques contre les choses , attaques contre les personnes, suppositions, allégations, allusions de tous genres, tantôt ridicules, tantôt inconvenantes , quelquefois calomnieuses, rien n'a manqué à cette ardente polémique.
Si elle a eu parfois un caractère particulier, c'est qu'on y a vu figurer des hommes ou des journaux qui, d'ordinaire, approuvent ou défendent même les projets et les actes de l'autorité.
Bien qu'il ne soit rien resté d'obscur pour nous dans l'interprétation de ces manifestations, nous nous abstiendrons de toute remarque irritante à ce sujet. Nos adversaires sauront bien se rendre justice à eux-mêmes; nous leur laissons ce soin.
Quant au ton animé que nous avons pris dans plus d'une occasion et qui ne nous est pas habituel, il se trouvera amplement justifié par les citations que nous avons eu soin de faire et qui font voir à quels excès nos adversaires se sont abandonnés maintes fois. Ils n'ont pas le droit de nous trouver sévère.
Nous aurions désiré que notre réplique eût moins d'étendue ; mais nous avons pensé que la question valait bien la peine d'être traitée à fond.
D'ailleurs on remarquera que la polémique proprement dite occupe la moindre place dans cet écrit. On y trouvera un très-grand nombre de renseignements utiles et intéressants, la plupart peu connus et plusieurs entièrement inédits ou nouveaux. C'est à ce titre que nous croyons devoir ajouter l'importante note suivante, qui éclairera le public sur les nouveaux arrangements que la Ville a dû prendre pour les abonnements d'eau, tant dans l'ancien que dans le nouveau Paris.
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