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Temps
pendant lequel
l'eau a été
conservée.
Perte pour
3 sept. 1849.
id.
id.
lOsept. 1849.
12 sept. 1849.
id.
id.
id.
id.
Ferras sup. n" 1.
Ferras sup. n" 2.
id.
Grotte super. .
Richard super. .
Azémar
1 heure.
td.
id.
2 heures
id.
id.
td.
id.
id
L'altération varie, comme on le voit, d'un jour à l'autre, et ceci n'a rien qui puisse étonner, car la quantité d'air, tenue en dissolution par l'eau, varie elle-même, comme je le- montrerai plus loin. Cette première altération une fois accomplie , l'eau
minérale peut être conservée fort longtemps et n'éprouver que des perles légères.
Voici quelques expériences qui ont été faites sur l'eau de Bagnères-de-Luchon , transportée à Toulouse dans des flacons bouchés à l'émeri.
DATES
des
expériences.
NOMS des
SOURCES
Quantité d'iode
absorbée
par un litre d'eau
au griffon.
Quantité d'iode
absorbée
par un litre d'eau
transportée
Temps
pendant lequel
l'eau a été
conservée.
Perle pour
I2sept. ÎSI9.
id novem. 1859.
id.
Lacliapelle. . .
1 mois.
2 mois.
id.
Ici la déperdition du principe sulfureux est bien moindre que celle qui a été observée par la commission de l'Académie de Médecine , sur des eaux transportées dans des conditions moins avantageuses.
Voyons actuellement si les eaux des autres établissements supportent mieux le transport que celles de Bagnères-de-Luchon.
• M. Gintrac examina, en 1841, plusieurs bouteilles d*eaux sulfureuses naturelles , arrivées à Bordeaux depuis quelques mois. L'eau de Cauterels (source de. César vieille) ne donnait que 0 gr. 0155 de sulfure de sodium par litre ; celle de Baréges (source du Tambour), 0 gr. 0241, et celle de Bonnes (source vieille), 0 gr. 0142. Ainsi la première avait perdu 47 p. %, la deuxième 44, et la troisième 34.
L'eau de Labassère, qui est l'une des moins altérables des Pyrénées, éprouve aussi dans son transport une perte sensible , mais bien moindre que les précédentes.
Si Ton examine avec soin les divers résultats que je viens de rapporter, on trouvera qu'ils sont loin d'être de nature à nous éclairer sur le plus ou moins d'altérabilité des diverses eaux sulfureuses des Pyrénées; lorsqu'on voit l'eau de la même source, puisée le même jour , présenter des différences de composition si considérables d'une bouteille à l'autre , on ne peut s'empêcher de convenir que le plus ou moins de précaution avec lequel ces eaux ont été recueillies est la cause principale de ces variations.
Une série d'essais , exécutés avec des soins minutieux, m'a prouvé que toutes les eaux sulfureuses des Pyrénées supportent également bien le transport quand on les a mises en bouteilles avec un soin convenable. La théorie indiquait d'avance qu'il devail en être ainsi; mais il ne s'ensuit pas que ces eaux se conservent également bien au contact de l'air ; bien loin de là, l'expérience prouve qu'elles présentent sous ce rapport des différences sensibles. M. Gintrac, ayant conservé pendant vingt-quatre heures dans des bouteilles mal bouchées de l'eau de Cauterets (source de César), de l'eau de Baréges (source du Tambour) et de l'eau de Bonnes (source vieille), trouva que la première avait perdu 77 p. 'Vola deuxième, 77; la troisième, 74.
Voici les résultats que j'ai obtenus en laissant diverses eaux sulfureuses exposées à l'action de l'air, pendant vingt-quatre heures, dans des bouteilles a moitié remplies et entièrement débouchées. (La forme et la capacité des bouteilles étaient les mêmes pour toutes Les eaux.)