Si
NOMS des
HOUS des
~~ 3 a ° C "° ffl .2
de sulfure con red'eanqui as 24 heures dan ille débouclit
LOCALITES.
SOURCES
» rt
Barèges. . .
Gr. douche.
Labassère. .
Bonnes. . .
Vieille. . .
Cauterets. .
César vieux.
Luchon. . .
l'ré n° 1. .
id. . .
Reine. . .
Ax
Canons. . .
Eaux-Chau.
Lerey . . .
— Gazost.
Burgade. .
On peut conclure des essais précédents que les eaux des diverses localités thermales s'altérant plus facilement les unes que les autres au contact de Pair, il sera nécessaire de n'expédier celles qui sont plus altérables que d'autres que dans des bouteilles d'une faible capacité (l/2 litre au plus). Cet usage est depuis longtemps consacré à Bonnes et à Labassère.
J'ai constaté, comme l'avait déjà fait M. 0. Henry, que lorsqu'on a laissé refroidir l'eau minérale à l'abri du contact de l'air avant de la mettre en bouteilles, elle s'altère beaucoup moins que si l'on a négligé cette précaution; il serait utile que les eaux destinées à l'exportation , lorsqu'elles sont très-chaudes, fussent refroidies en traversant un serpentin plongeant dans de l'eau froide. C'est ainsi que sera recueillie, cette année même, l'eau de Bagnères-de-Luchon. On a vu plus haut que cette eau, arrivée à Paris, était au moment où on l'a examinée beaucoup plus riche que ne sont à leurs griffons les eaux de Baréges, Cauterets. Bonnes, etc.
On croit généralement que les eaux les plus chaudes sont celles qui s'altèrent le plus lorsqu'on les transporte loin de leur source. Les expériences que j'ai rapportées prouvent qu'il n'en est pas ainsi, car l'eau de la source Bordeu, dont la température es\ de 49°, n'a perdu que 7 p. %, tandis que celle de la source Ferras nouvelle , dont la température ne s'élève qu'à 39,9, a perdu 16 p. %, c'est-àdire plus du double. L'eau de la source Bayen, dont la température est de 68°, n'a éprouvé qu'une perte maximum de 23/ioo, tandis que celle de la source de la Reine , dont la température n'est que de 57,80, a perdu 30 p. %. La conservation plus ou moins complète dépend beaucoup du soin qu'on a mis à préserver autant que possible du contact de l'air l'eau qui doit être exportée. Les essais que j'ai faits
à plusieurs reprises sur des eaux de Baréges et de Cauterets, transportées à Toulouse, m'ont donné des résultats très-variables , qui prouvent qu'on n'avait peut-être pas suffisamment observé toutes les précautions que j'ai signalées comme indispensables pour obtenir une bonne conservation. Les différences que présentent les eaux des divers établissements des Pyrénées, considérées au point de vue de leur stabilité, sont faciles à reconnaître quand on les considère sur les lieux mêmes où elles prennent naissance. Si l'on jette un coup-d'ceil sur la partie supérieure des caniveaux, dans lesquels l'eau de la source de la Grotte supérieure, à Bagnères-de- Luchon, circule pour se rendre dans son réservoir, on voit qu'elle est tapissée de toutes parts par des croûtes de soufre dont l'épaisseur atteint quelquefois plus de 2 centimètres. Le soufre, qui constitue ces sortes d'incrustations, a un aspect cristallin, une belle couleur jaune; il brûle avec facilité, et ne renferme que des traces à peine appréciables de matières étrangères; vues à la loupe, les petites masses qu'on retire ainsi de l'intérieur du conduit dont jrviens de parler paraissent formées par la réunion d'une multitude d'aiguilles très-déliées , dont la forme est la même que celle des cristaux de soufre qu'on prépare en faisant fondre ce corps , et décantant la partie qui est encore liquide, alors que celle qui touche aux parois du vase est déjà solidifiée. Me trouvant à Bagnères-de-Luchon à l'époque où l'on a démoli les anciens réservoirs , j'ai pu recueil-
lir sur leur voûte, et toujours dans des endroits où l'eau n'atteignait jamais, une énorme quantité de soufre; j'en ai trouvé aussi sur la partie supérieure des conduits des sources de la Reine, de Richard supérieure , de l'Enceinte , d'Etigny , etc. La place qu'occupait -ce soufre ne pouvait laisser aucun doute quant à son origine; il est évident qu'il avait dû être transporté sur la voûte des réservoirs ou sur la paroi supérieure des caniveaux sous la forme d'une combinaison gazeuse , et comme l'expérience prouve que les eaux de Bagnères-de-Luchon laissent dégager de l'acide sulfhydrique quand on les fait chauffer , il est naturel de penser que les dépôts de soufre dont nous venons de parler doivent leur origine à la décomposition de ce gaz par l'oxygène de l'air, qui, pénétrant dans les conduits ou dans les réservoirs en trop faible quantité pour pouvoir brûler les deux éléments de l'acide sulfhydrique , brûle seulement le plus combustible , l'hydrogène, et met le soufre en liberté. Les eaux sulfureuses d'Ax, comme celles de Bagnères-de-Luchon, fournissent des incrustations de soufre assez considérables. Si l'on examine les conduits des eaux deBaréges, de Cauterets , de Bonnes, on n'y voit pas une quantité appréciable de ce métalloïde. Il est donc évident, d'après ce seul fait, que les eaux de ces dernières localités émettent moins d'acide sulfhydrique que celles des premières, qu'elles sont moins altérables ou du moins que l'altération qu'elles subissent n'est pas du même
genre, et qu'elles fournissent aux malades du soufre sous des formes différentes. Les eaux dans lesquelles le départ de l'acide sulfhydrique se fait avec facilité permettent au soufre d'agir directement sur les voies respiratoires, tandis que celles dans lesquelles le sulfure alcalin , lorsqu'il subit le contact de l'air, est brûlé en entier dans le liquide lui-même, portent plus spécialement sur la peau du baigneur l'action du sulfure ou des combinaisons qui en dérivent.
En général, les eaux qui ne laissent pas dégager spontanément une quantité notable d'acide sulfhydrique sont altérées par l'air avec plus de lenteur que les autres.
Qu'on n'aille pas croire que les différences que je signale dépendent plutôt de la manière dont les eaux sont captées ou aménagées que de la nature même du liquide ; une inspection un peu attentive des lieux prouve qu'il n'en est pas ainsi. Il existe à Bagnères-de-Luchon des sources disposées de telle sorte que les griffons naisseut dans les réservoirs eux-mêmes ; leur captage et leur aménagement, sont sensiblement les mêmes que ceux des eaux de Baréges, et pourtant la voûte de leurs réservoirs est incrustée de soufre. Il est donc bien évident que c'est à la nature de l'eau qu'il faut rapporter la cause des différences que présentent les sources de ces localités.
Je prouverai tout aussi facilement que ce dégagement plus abondant d'acide sulfhydrique ne dépend ni de la température plus élevée des eaux ni d'une plus grande richesse en principe sulfureux. Ainsi,
SUR LES EAUX SULFUREUSES. 19lJ
par exemple , la source d'Etigny n° 1 , à Bagnèresde-Luchon , qui fournit des incrustations de soufre , a une température de 48°. Un litre de cette eau renferme 0 gr. 035G de sulfure de sodium; elle n'est, comme on le voit, ni très-sulfureuse ni très-chaude, et pourtant elle laisse dégager plus d'acide sulfhydrique que les sources analogues qui existent dans les autres localités thermales.
Qu'on veuille bien ne pas oublier que rien n'est plus facile que d'obtenir, avec les sources de Bagnères-de-Luchon , des eaux blanches, et que partout ailleurs , dans les établissements thermaux des Pyrénées, on ne peut pas déterminer la production de ce phénomène , au moins avec le même degré d'intensité et de régularité; .l'eau bleue d'Ax serait, d'après M. Fontan, une eau qui commence à blanchir; mais il faut que le blanchiment soit bien peu prononcé pour qu'on ne l'eût pas aperçu avant les recherches de cet observateur ; les eaux de Cadéac , qui sont certainement très-sulfureuses , louchissent à peine; partout ailleurs ce n'est qu'accidentellement qu'on a vu l'eau sulfureuse devenir blanche.
Je vais d'ailleurs fournir la preuve que, si certaines eaux émettent beaucoup d'acide sulfhydrique , tandis que d'autres n'en dégagent que très-peu, ces dernières n'arrivent pas pour cela mieux conservées sur les lieux d'emploi , et qu'elles sont tout aussi altérées que les premières , mais d'une manière différente.
Voici quelques chiffres que j'emprunte au rapport
(|ue M. Buron a adressé à l'Académie de Médecine relativement aux eaux de Cauterets (1) :
NOMS
des
SOURCES
Sulfure
de sodium
dans un litre
d'eau.
LIEU d'observation.
sur 100 parties.
Petit César. . . .
id
id
id
id
0 gr. 0280 0 0186
Sous la galerie. . . .
Au bassin d'arrivée.
à 10 mètres du sol..
A 10 mètres du sol. .
A la buvette
!Au griffon
A la buvette. . . . , Cabinet n° 11. . . .
Voici encore quelques documents que j'emprunte >ux travaux de MM. Gintrac et Roux :
NOMS des
SOURCES
Gros Escaldadon.
id
Eluve du Breilh.
id. . . .
Sulfure
de sodium
dans un litre
d'eau.