AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR XV
le concours et l'association de ces trois notions; puisque l'observation cosmologique nous montre en tout, et partout, l'association de ces trois manières d'être, la logique nous conduit à l'affirmation nécessaire que cette association est la condition de toute existence.
Or, si l'infini et l'universel ne sont, aussi bien que le fini, que des manières d'être, que des attributs nécessaires, essentiels, inséparables de tout être, mais dont chacun pris isolément n'est qu'une abstraction, l'antinomie spiritualiste du personnel et de l'infini, l'antinomie panthéiste de l'universel et du personnel, l'antinomie matérialiste de la pluralité et de V individualité s'évanouissent à la fois. Or, reconnaître que nul être ne peut être conçu autrement que comme étant, a la fois : fini sous un aspect, universel sous un second aspect, infini sous un troisième, c'est du même coup concilier toutes les antinomies religieuses et philosophiques, et ruiner, dans ce qu'elles ont d'exclusif, toutes les conceptions ontologiques et théologiques du passé.
Il est aisé maintenant d'entrevoir que les conséquences des principes que nous venons de proposer, le travail latent de la conscience publique les a déjà produites, comme d'instinct, depuis trente ans, et que la besogne qui reste à faire n'est guère qu'un travail de révision et de mise en ordre.
• Les théories du droit divin s'écroulent dans les