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que l’homme a toujours considérés comme une source abondante de profits. Mais il faut arriver aux temps modernes pour assister à l’apparition d’une nouvelle technique de l'élevage qui est désormais considéré comme une industrie, une exploitation scientifique où il n’est plus question que de rendement ; c'est une façon de voir qui a pris naissance en Amérique et que l’Europe, bon gré, mal gré, a été contrainte d’adopter pour obéir à la rigueur inflexible des principes économiques du monde moderne. Dès lors, l’homme intervient d’une façon de plus en plus active dans la vie de l’animal qui se trouve ainsi placé dans des conditions d'existence de plus en plus artificielles. Par la sélection, l’alimentation, l’entraînement, nous créons des bêtes précoces et fortement spécialisées, soumises à un surmenage perpétuel; d'autre part nous obligeons certaines à partager intimement notre existence.
C’est pourquoi la civilisation animale nous semble une notion qui a bien souvent sa place parmi la multitude des éléments qui déterminent un diagnostic ou qui justifient un traitement, une donnée pathologique dont doivent tenir compte tous ceux qui pratiquent l’art de guérir.
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La médecine est comme un paysage ; il faut la con- -idérer de divers points pour en bien saisir tous les aspects. Pathologie, thérapeutique, bactériologie sont autant d’observatoires qui nous permettent de la découvrir, autant de routes qui nous conduisent aux mêmes problèmes, mais toujours renouvelés par un éclairage différent. Au cours de cet ouvrage destiné seulement à faire le point au sujet d’un problème de
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médecine vétérinaire, nous aurons aussi l’occasion d'envisager l’eusemble des connaissances médicales auxquelles nous devons le rattacher. Nous voudrions n'être pas trop inférieur à la tâche que nous nous sommes proposée.
Dans notre première partie, nous décrirons les circonstances au milieu desquelles apparaissent les affections dont nous voulons parler ; dans une deuxième partie, nous prendrons des exemples en étudiant plus spécialement quelques-unes de ces affections — nos conclusions tenteront de situer le sujet à la place qui lui convient dans l’état actuel de nos connaissances.
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