‹ Ébauche d'une pathologie de la civilisation animaleChapitre 7 sur 11 · LE · texte numérisé non relu

LE

1] est une catégorie d'animaux que la civilisation touche de plus près puisque l’homme y choisit ses compagnons habituels, ce sont les carnivores domestiques : le chat et surtout le chien — car le chat garde toujours par son caractère une certaine indépendance.

Le chien de luxe est aujourd’hui le jouet de la mode et des éleveurs qui le sculptent littéralement suivant

20 le

leurs fantaisies. Pour conserver la pureté d'un type ou fixer des caractères auxquels on accorde momentanément une valeur esthétique ou humoristique, on est obligé de recourir à la consanguinité qui est à ce point de vue un bon procédé, mais qui entraîne souvent une faiblesse héréditaire. Certaines races rares sont systématiquement cultivées bien qu’en pleine dégénérescence puisque leurs représentants sont parfois incapables de se reproduire par leurs propres moyens et qu'on est contraint de pratiquer en leur faveur la fécondation artificielle. Bien plus, ces sujets péniblement obtenus, enclins à recueillir toutes les tares et toutes les infections, vivent géréralement dans les grandes villes où les risques de contagion d'homme à chien ou de chien à chien leur sont généreusement octroyés.

Il faudrait que cette lourde hérédité et ces mauvaises conditions hygiéniques soient compensées par une alimentation rationnelle. Tout vétérinaire connaît le mot éternel des propriétaires de chiens : « Mon chien ne peut pas être mieux nourri, il mange comme nous ». Accordons à l’homme qu'il consomme la nourriture qui lui est appropriée, mais plaidons en faveur du chien pour qu'on lui livre une nourriture de chien. En effet, ces animaux auxquels on donne si généreusement la nourriture humaine ne tardent pas à présenter la silhouette classique du chien obèse et eczémateux, qpand ils ne sont pas emportés avant par la maladie de Carré ou la tuberculose.

En 1900, le professeur Ricuer prit douze chiens auxquels il inocula la tuberculose. Il en laisse six sans viande, et nourrit les six autres avec de la viande ; seuls les six premiers moururent. Néanmoins le muscle à lui seul manque de chaux et de vitamines ; c’est

pourquoi les carnivores sauvages boivent le sang frais de leurs victimes et recherctient de préférence le foie, le pancréas et les reins qui sont riches en vitamines. Ils rongent aussi les parties tendres des os qui leurs procurent de la chaux.

Gardons-nous d'oublier que le chien est aussi un carnivore et qu'il a d’autant plus besoin de sa nourriture naturelle, que son organisme n’a plus la dure et salutaire épreuve de la vie sauvage.

Sr ct ie dote tal! Hupie

a) f fe # CUP EN fe PLTT Le 4} 7 |

"3 nn... ET ( % Li erroné

$ . NES, f tr) LE) ak PT : ù ) S” : 4 + # Len) a 4 à D d Ê et AI HE Dr pie ES PAT | Mu) De sJ}0 É A Ï nm 2 de nait | à) LH" Je RS. | ste Le CNE si: Sa) "4 = % - p ; op k LATE re e PL Ve PEL ” L l È Û : +7 ÿ + =, :

à k j | J 2 1 " (TOR : Re ' OA TT tirs lee y) n CAIN LH" K Ù | D TU ES HA { IN L Vi : . :

LE «+ hs - | je > à l É . >.

: U Er - = J L Oo 1 eng ) #4 K La ‘ai é. <<, . L A se F \ | M "1 U . +.

4 mn ps E - Ù " à ER TE 0 + % Nu "4 | y 14 Fr [es y NL L 0 : , : [1 LES 14e à »

o + "+ ‘ml re - ; et .

s te DA BL ee , …. cn 4 + " CR) (L RE ë { | Fa ,

ed CT TENUE)

Page 1