‹ Ébauche de psychologieChapitre 2 sur 22 · TU · texte numérisé non relu

TU

dpaleaieRt, et je ne puis trop y insister, apfKyr* ter la plus grande rigueur dans Pétude des phi^ nottènes psychiques faite sur autrui. S'ils ne sont pas vérifiAMes par Fofcseryation de soi*ménie, il fautr teùowfeldc ses expériences sut divers sujets, . pkeer kinrs. observations en regard les unes des aiikres;, considérer si les signes objectifs qn'its manafestent sont d'accsrd avec leurs dires, et ne cesser d^expérimenter que lorsque les faits du même genre concordent. On ne saurait assez agir de e^te fa^on dans quelques-uns dies états analogies au 8«nnmeiK A propos de ces états sur lesquels je m'étendrai quelque peu et pour lesquels j'ai brûlé mes vaisseaux depuis longtemps, ce que j'en relaterai sera le fruit d'un . examfen reposant sur de nombreuses expérimentations.

Oh doit l'avouer, il y a d'épais nuages à dissiper povfr entrevoir la^ science de la pensée sous s^ divers aspects. Qt^nd on s'est décidé à penser dans quelques -uns de ses^ labyrinthes, tels que ceux que présentent les sciences oc* caltes, aarait<-oï]r reconnu quelques fkits nou^ vesM») nfâii»^^ saïf s^ âfisition dii^tste arvec les Mtsî coniuiSf si Pon enith*e) des^ <mncl«isions^ pour tes é<Aaii^ei< deiplu^^db IWffi^ièrev ôfi est en danger^ de^ détoyer et d0 renfrer dtoi^ l'ombr^^ Ce nisque est âMCMrrfir chaque Ms qrfune soienicer n'ai pas de corpsf^ooiiipteli, estioncoife fnagmeistéaet q«le l'on* tsnteii du pptn* où i^ooi est» d'aller plus loi» au

moyen du raisonnement. Ce n^est pourtant pas une raison, pour qu'en semblable ^as, Ton mette de côté les accessoires logiques de Tobservation : ils permettent de trouver les lois des phénomènes, d'en combler les lacunes, de donner du corps à des tronçons séparés de la science ; et n'en resterait-on qu'à des systèmes, et même à des hypothèses rectifiées et ajustées aux données positives que Ton possède, ce ne serait pas un mal, ces conceptions étant les premiers jalons d'essais pour permettre d'aller plus loin dans les régions de l'inconnu. Si, dans mes déductions, l'on m'accuse d'immodération, je dois dire, pour ma défense, que j'ai suivi l'exemple contagieux donné par de plus autorisés que moi. Que celui qui est sans péché me jette la première pierre !

Vouloir, d'après ce que révèle le scalpel et les irritants mécaniques, chimiques et physiques seuls, parvenir à résoudre les problèmes psychologiques et même biologiques, ne serait rien moins qu'une présomption insensée ; la logique appuyée sur les seuls faits décelés par ces moyens ne saurait conduire qu'à des déceptions. De même, il serait peu raisonnable, de rejeter ce que peuvent fournir ces moyens d'expérimentation, et de ne relever, dans ses conclusions, que de ce qui est acquis par la réflexion interae et l'observation ordinaire des sens. On doit tenir compte de ce que révèle chaque genre d'examen, surtout pour ce

qui concerne indirectement Pétude de la pensée.

Ce sont principalement les physiologistes vivisecteurs qui, à leur point de vue, doivent se garder de tirer des conclusions exclusives sur les questions du ressort de la psychologie et de la biologie. S'ils constatent, par des expériences habilement conduites, qu'un nerf reçoit une impression et qu'à la suite de cette impression, par l'intermédiaire d'un centre nerveux, un autre nerf communique le mouvement à des tissus contractiles ; si, grâce à d'ingénieux procédés et à des instruments délicats, ils décèlent la marche des liquides dans l'économie et leur vitesse, découvrent la distribution de l'électricité dans les tissus, saisissent des mouvements presque imperceptibles, etc. : en quoi ces découvertes à elles seules leur servent-elles pour connaître ce qu'est la vie, puis la pensée, ce Prothée invisible et dont la réalité abstraite n'est, en principe, saisissable que par la conscience ? Les vivisecteurs à eux seuls ont-ils donc jamais mis à la lumière un inconnu fondamental de la vie, et cependant ils jouent continuellement avec elle ! On en citerait à peine deux ou trois, et c'est parce qu'ils sont un peu psychologues, qui aient rattaché à la pensée les mouvements réguliers des fibres contractiles de la vie organique et soupçonné la présence de cette même pensée dans les centres secondaires ? Quelques-uns l'en ont même répU'*'

àiêe i Pui^u'é sous de tttppatï, <fatfs leurs <féduclioDs aveiHurées^ ee^ dei^uiers db>âervdteur9 â'ônt abouti qfifi one abs^rdîtéy c'e^C ^ letit ixîêfktide, éH moment ^ue son «ffi^loi est ei^lusif, lél^ vtklt €à dekord de te science réelle dont les Maiiifi^*^ tdtiong ée ta pensée sont le fonéemeiit.

Les" psycliologues d!oivent segàrdel* de se mettre sW le terrain de Fobsefvatidn et de l'expérituén-' talion étroites, à Texemple de ces physiologiste^ si absolus. Aux vérités que leur procure TinVesiigation par utï i^etonr de conscience sur elixmémes; par rofesertation ordinaire, par les eipérfetfces qu'ils petivent faire, etc., iî faut éncote qu'ils 'tiennent compté des^ nombreuses découvertes dont les aufr^ scieiltîeé â'C sont enrî'cfcrés et qui ont èes rapports avec la leur. G'e^t quef fout se Hé dans! la nature, tout y est sotidatre depuis fen mouvements que Pon rapporte âe dès forces et \ei tois selon tesq^lles se transforme^ leid substance^ minérales^ jusqu'aux mouvements' et aux lois de ta vie et d^ M pensée' dans fois règnes animal el végétal'. Les forces et la m^ièt'é, où mieux ci'é' qui paraît causé dé mouvéttitents et ée^ ^uî péràii riWi (dâfrl'dn' Hé' sait é'ë que s'ont rtiëw(& fc^ 6i^i% dbiit on dégage^ Ce» eéftités lïtilé^ àii^ tecHeMëi seieama^i^i ;^ Vm i^ cotfn^r cjftfefdés' p^étib'-^ lAèttefs^, ce^' delirx cfaoiéàV sH ràpi^ôrtàin^ â^ ûd Sétirprineîpe ib^oriii^ éW ïtS^miëe et quèl^btf refim^' ddmifié itttitaoAefâJtettV ^mi^, péi'âié^feMtë^;

indestructibles, se modifient partout avec harmonie et continuellement ensemble, sans que l'on obsenre jamais ni gain ni perte dans leurs transformations. Aussi, la continuité, rindestruclibilité du monde des forces et du monde de la matière se mouvant avec mesure dans le temps et Tespace, le circuit perpétuel de ces deux choses réunies par un lien indissoluble, et qui se traduit à Tinfini en causes et en effets alternatifs, sans que, dans la succession de ces événements, Ton puisse remonter à une cause primitive, m'ont porté à rester non-seulement sur le terrain de Texamen réflcxif par*la conscience, mais encore sur celui de Tobservation et de rexpérience qui seules ont conduit à la connaissance de ces grandes vérités et à laisser aux théologiens la discussion de la croyance transcendentale en des causes premières et personnelles qui viendraient, du dehors et sans en faire partie, s'interposer et agir dans tout ce qui existe.

Plus que ne l'ont fait les psychologues et que je ne Tai fait dans mon livre sur le sommeil, j'ai aussi tenu compte, dans ce travail, et sans les nier ou les passer sous silence, de quelques découvertes nouvelles 'et pleines d'intérêt dues à d'ingénieux physiologistes, quoique les inférences auxquelles elles donnent lieu parussent parfois

contradictoires à des vérités reconnues en psycho-

logie. Bien que partant les uns et les autres de

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fdics vrais et qui Hiènenl à des conelasioos extrêmes et souvent opposées, ae lieu de rester antagonistes, nous devrions eependant finir par penser de même, si ces faks présentent les earaetèreft- de la vérité. Pourquoi en médecme, les animiste, les vitalistes, les organietetes, etc., sont-ils exelosîfs et se eombailent ? % mon avis, c'est qu'its partent, chacun dans leur sphère, de vérités à part, mais ayani des corrélations réciproques et formant un tout inséparable avec d'autres qu^'iis ignorent et sur lesquelles s'appuient leurs adversaires : ne voyant tous qu'un côté de ce feisceau, leurs prémisses ont nécessaireimnt une base trop étroke, et ite en arrivent ainai les: uns et les autres à des conclusions incoociUabJies. Voilà comment, par manque de savoir, avec des éléments scientifiques vrais mais incomplets et par suite^ insuffisants, au lieu d'être d'accord, on parvient réciproquement et non sans raison à s'accuser

d'être dans l'erreur, 'en est-il pas de même eWÊre les physiologistes et les psychologues ?

C'est donc faute de faire de suffisantes recherches et d'embrasser une science s^us tous- ses aspects qne Tonne ttouve pas- de ci»rrcclife à dels déductions antagonistes et qui reposent snr é/e^ observations ayant Ve earactèrede la vérité. Ce qui- confirme encore cette assertion, c'est que Fdn ne rencontre dé' contradictions- dbns lésconelli-^ sions tfnéës de faits<eifefaets, et même d'afytinMdie,

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