CHAPITRE II. — GLISSEMENTS ET EBOULEMENTS
l'amonl et oblige les eaux à pénétrer dans le souterrain. Celles-ci , à leur sortie du tunnel, se précipitent sur une pente rocheuse presque verticale, pour reprendre leur ancien cours.
Le tunnel a coûté 67,8/12 francs.
Le barrage de dérivation, 5,656 francs.
Enfin, les chemins d'accès ouverts entièrement dans le roc ont nécessité une dépense de 21,57/1 francs.
Le résultat obtenu a été complètement satisfaisant.
Dès la première année, le glissement est venu s'appuyer contre la falaise rocheuse qui constituait la berge. gauche de l'ancien lit, et ce dernier a totalement disparu sous l'amoncellement des matériaux qui a atteint plus de 20 mètres d'épaisseur à certains endroits.
Toutefois, l'hiver de 1896-1897 ayant été très humide, au printemps suivant, de nombreuses sources d'un débit considérable firent irruption soudain au milieu du glissement et y occasionnèrent la création de ravins, les eaux délayant et entraînant la terre qu'elles rencontraient sur leur passage. Il était évident qu'il fallait compléter la fixation du glissement par un drainage intensif.
On y procéda, dès l'année 1898, et comme on se trouvait en présence de sources pouvant présenter un débit considérable, on se décida à modifier quelque peu le type des drains adopté dans le glissement du Sécheron. Les drains de premier ordre furent ouverts avec une profondeur moyenne de 4 mètres, et ceux de deuxième ordre à une profondeur de 1 m. 5o.
Il n'était plus possible d'y maintenir l'ancienne disposition intérieure, qui n'aurait pas laissé un débouché suffisant aux eaux. Les deux pierres, appuyées l'une contre l'autre par leur sommet, furent remplacées par une voûte en pierre sèche. Cette voûte, un peu plus difficile à construire, a donné en pratique toute satisfaction.
Les drains de premier ordre sont revenus à 1 2 francs le mètre courant; ceux de deuxième ordre à 4 francs.
Enfin, un barrage élevé entre des berges solides à la base des terrains instables doit servir de point de départ à la construction
d'ouvrages s<ecoQd«iires ayant pour but d'an^éter ies affouilleoi^tts dans les ravins qui se sont formés.
Mais dès à présent, le glissement de H^ot-Oenîspeut èlre considéré comme définitivement fixé.
Sa consolidation, qui a coûté au tol«i i&8,ooo fraocs^ p€ut être considérée comme uae d^ oeuvres les plus remarqMiaMies, parmi tant d'autres, édifiées par i'Aidmiaistroii4Mi des eaux el far4^«, au sein des Alj)es françaises. Elle a permis de readre toute jsécurité aux l^abitants an bourg de Saintr-Julien, centre important d'ei^ploitalions ardoisières, et d assurer le maintLea des eommuni^atiow sur la voie ferrée de Paris à Tarin , pyar ie Honl-CenisA
Pour que ces a^ésultats soient 4^finitiy^.me«it aequis, ou a entrerpris en 1899 ^ constriju^tion dui^ eanaj d'écoulemeut sur le edne de déjection du torrent, de fsiçoii à «mpèehter toute diviagation des eaux CQ temps de crue. Ce Uavaii dVin^e importance eomiàér^bU, comprenant à la fois un canal am/^oimé et un lit creusé dana les déjectinns et rçnà'^ ina^iii^bls p^r nne ^m d^ Muik aa mafon* nerjye, ser^^ terminé au cours de Tannée 1900,
Il a pu être entrepris qu'après que 1 on a eu acquis la certitude que, griee ^x trav^u]^ de consolidalma exiécntés daoa ie giisaemirat de ftlont-Denis, ancune lave n'était plus à redouter.
Malbcurcnscment, la correction d^u .torrents ne sa présante pas songent dans des conditions semblables, et il est rare que les glissements latéraux ne viennent affecter leurs cours que sur une longueur de 357 mètres. Bien plus souvent, on les rencontre le long des rives, s'aliongeant sur plusieurs kilomètres, sans que la nature du terrain permette d'envisager la possibilité d'une dérivation. Tel est, par exemple, le cas du torrent de Nant-Trouble, affluent de la Chaise, et par euite de TÀrly, dans l'arrondissement d'Albertville (Savoie).
IjBB gUssemants du Nant-Trouble. -^ Le Nant-Trouble prend sa source au mpnt Gharvin, pic d'une altitude de a,&i& mè»