CHAPITRE II. — GLISSEMENTS ET ÉBOULEMENTS
(aitilude 6/io mètres), le second à l'altitude de 680 mètres, le troisième à 760 mètres et le quatrième à 84o mètres.
Cette première constatation très importante démontra qu'il était possible de créer quatre points d'attaque de la combe, s'appuyant tous sur une base solide et capables, par conséquent, de résister aux pius grands efforts.
Dès lors, la marche à suivre pouvait être définie de la façon suivante :
Quatre barrages de premier ordre seraient établis, et solidement fondés entre des berges stables. Ils serviraient de base à quatre séries d'ouvrages secondaires, élevés successivement sur leurs atterrissements et qui seraient assez rapprochés les uns des autres pour que leurs ailes fussent encore encastrées dans la partie du sol consolidée par l'ouvrage immédiatement inférieur. La hauteur à donner à ces ouvrages serait calculée de façon à obtenir un relèvement important du profil en long partout où la hauteur des berges et l'intensité du glissement le rendraient nécessaire.
A l'aide du plan, du profil en long et d'une série de profils en travers exactement relevés, on détermina de la sorte le programme exact et détaillé des travaux à faire, et la position précise à donner au nouveau lit, tant dans le sens horizontal (en plan), que dans le sens vertical (profil en long).
Ce programme, arrêté définitivement en 1 889, a depuis lors été poursuivi méthodiquement et a donné des résultats concluants.
Les barrages de premier ordre, numérotés de 1 à 4, furent élevés en 1890-1891. Suivant l'importance du relèvement à obtenir, on leur donna des hauteurs qui varièrent entre 4 et 6 mètres.
L'atterrissement de ces ouvrages se trouvant complet en 1892, on put, dès 1893, continuer les travaux de restauration et établir un nouvel échelon. Ce furent les barrages i\ 2^ 3S U^.
En amont du barrage 3^ jusqu'au confluent du Nant-Trouble avec le Nant-de-l' Arête, le lit du torrent s'élargissait singulièrement et pouvait être considéré comme un véritable cône de déjection
du Nant-<le-rArête. Ce petit cours d'eau avait d'ailleurs repoussé le lit du Nant-Trouble, contre la berge gauche essentiellement instable et contribuait ainsi à augmenter le cube des laves charriées par le torrent principal. On ne pouvait guère songer à établir de barrages dans cette section, puisque le fond du lit avait plus de 55 mètres de largeur.
On établit alors, immédiatement en amont du confluent, appuyé sur un promontoire de la berge gauche, couvert de végétation et paraissant stable, et, à droite, encastré dans le rocher, un barrage (n"* 3^) qui n'atteignait que 35 mètres de longueur totale au niveau des ailes, à h mètres au-dessus du lit. Puis on creusa un canal rectiligne, joignant la cuvette du barrage 3^ au pied du barrage 3\ l'axe de ce canal se trouvant dana le même plan vertical que la droite joignant le milieu des cuvettes des barrages d'amont et d'aval. De chaque c6té du canal, des clayonnages longitudinaux protégeaient les berges contre l'action des eaux , et devaient donner les premiers cordons de végétation. Les terres provenant du creusement du canal furent jetées dans l'ancien lit
Les ouvrages secondaires furent ensuite édifiés dans l'ordre suivant:
En 1895, les n*« l^ 2^ et 4^ En 1896, les n~3^3^ 3i«et3".
En 1897, les n^ l^ a*, U^ et û\
En 1898, les n"** 1*, 2* et 3*, plus un ouvrage a*" établi entre les barrages a et a\ pour suppléer à l'insuffisance du radier existant. En 1899,1e n°4^
En même temps et au fur et à mesure que les atterrissements étaient obtenus, on poursuivait leur consolidation, tant au moyen de clayonnages longitudinaux parallèles à l'axe du torrent, et écartés de 10 mètres, qu'au moyen de la plantation d'essences feuillues, aunes, frênes, érables, boutures de saules et de peupliers.