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CHAPITRE PREMIER. — TRAV\rX DE RESTAURATION

Dans les premiei^ temps qui suivront la construction de ces ouvrages, malgré leur faible chute vers l'aval, il se produira toujours certains affouillements, d'un barrage à l'autre, par suite de l'entraînement des petits matériaux et de la terre qui les reliait.

Mais peu à peu, par l'effet du décapage superficiel des versants, ces petits matériaux seront remplacés par des pierres et pierrailles d'un plus fort volume et, en dernière analyse, on ne devra plus rencontrer qu'un lit, en pente uniforme, pavé de pierres.

Pour prévenir la disparition des barrages pendant Taffouillement des premières années, il sera nécessaire de leur donner une certaine profondeur de fondation, variable avec la nature du sol et suivant que l'intensité du décapage superficiel permettra d'espérer le remplacement plus ou moins rapide des matériaux enlevés.

Il sera toujours prudent de donner au moins s mètres de profondeur à ces fondations.

Si la pente du lit est de 3o p. loo, les ouvrages étant espacés de 2 mètres, la différence de niveau entre deux ouvrages consécutifs ressortira à 6 mètres, et, par conséquent, les barrages ne formeront pas une série se prêtant un mutuel appui, l'ouvrage inférieur ne pouvant empêcher l'affouillement de l'ouvrage supérieur. Aussi devons-nous insister à nouveau sur les conditions toutes spéciales qui motivent l'exécution d'une pareille correction, laquelle n'est possible que dans les parties supérieures des bassins de réception, dans de petits ravins en sol n'ayant aucune tendance au glissement.

En plan, ces barrages pourront être rectilignes ou curvilignes. Nous préférons de beaucoup les barrages curvilignes, ceux-ci ayant, dans la pierre sèche bien faite, l'avantage d'opposer une résistance supérieure à celle des ouvrages rectilignes où chaque pierre, sans lien avec sa voisine, n'agit pour ainsi dire que par son propre poids. Encore faudra-t-il avoir soin de faire disposer les pierres de la maçonnerie en voussoirs en se rendant bien compte que chaque barrage représente une voftte couchée sur le flanc.

i^i ÉBOIILEMENTS. GLISSEMENTjS ET BARRAGES.

En pratique, il ne faut pas donner moins de o m. 80 d'épaisseur au couronnement de ces barrages, cel1e*ci étant toujours mesurée au milieu du couronnement sur Taxe; et on doit, chaque fois que les matériaux dont on dispose le permettent, prescrire que le couronnement sera établi avec des pierres ayant l'épaisseur totale de l'ouvrage.

De là résulte la nécessité, pour éviter le travail trop coûteux des tailleurs de pierre, d'adopter des formes simples pour la section du débouché.

Celle qui, après expérience, nous a paru la plus pratique, consiste dans une surface plane horizontale de 1 mètre à 3 mètres de longueur de chaque côté de l'axe, suivant Timportance de l'on* vrage, prolongée par une seconde surface plane inclinée à i5 ou 30 p. 100 sur l'horizontale sur une dizaine de mètres de longueur et terminée par un encastrement dans les berges affectant une surface plane et horizontale.

Détermination du rayon de oourbure des barrages.

— Pour déterminer la courbure du parement amont, on prend un arc de cercle ayant pour corde la longueur totale de l'ouvrage à élever, et pour flèche le dixième de cette corde. Le rayon est alors égal à treize fois la flèche, ainsi qu'il est facile de s'en convaincre par la démonstration suivante :

Soit/, la flèche;

R, le rayon;

C , la demi-corde.

R^ = G2 + (R-y)^ = CHRH/-3R/.

a R/« G^ +/ ou remplaçant C par sa valeur — 6 /.

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