‹ Echappé de la potence [microforme] (volume 2)Chapitre 7 sur 29 · D PÉ · texte numérisé non relu

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met des armes ! et qu’au moment critique il ne nous est pas encore venu un seul fusil !

Et tous ces hommes confiants et honnêtes qui sont là compromis par des fous ou des traftres! Car enfin il n’y a pas de milieu : s'ils ont des armes et qu'ils ne les fassent pas venir de suite, c’est une imbécillité qui n’a pas de nom : s’ils n’en ont pas du tout, ces hommes là nous trahissent donc depuis deux mois ! Et puis, pourtant, si tel était le cas, comment oseraient-ils rester avec nous ! Car enfin s’ils nous trahissent vraiment ils doivent savoir que ni moi niles autres ne sommes disposés à les laisser tranquillement se mettre à couvert pendant que nous sommes destinés peut-être à la potence par leur faute ! S'ils nous avaient dit de suite : “Nous ne pouvons vous procurer d’armes ;” personne n’aurait jamais songé à sortir de chez soi !”

Nous rentrâmes à Napierville le soir plus découragés que fatigués. Obsédé comme je l’étais de craintes et de soupGons, je ne tardai pas à dller voir Côte. Je ne pusobtenir l'entrée. Vers neuf heures j'y retournai !

Même résultat. Cela devenait inexplicable !

Ii m'avait dit à moi-même d’aller le trouver ! ! Enfin à onze heures je partis déterminé à passer sur le corps de dix hommes s’il le fallait

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